BFM Business

L'inflation ralentit encore en zone euro

Ce chiffre risque d'accentuer la pression pour pousser la BCE à agir.

Ce chiffre risque d'accentuer la pression pour pousser la BCE à agir. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Dans une deuxième estimation publiée ce lundi 17 mars, Eurostat a fait part d'une hausse des prix de 0,7% en février. Un chiffre qui complique un peu les affaires de la Banque centrale européenne.

Le chiffre risque de faire grincer des dents du côté de Francfort. A l'occasion d'une deuxième estimation publiée ce lundi 17 mars, Eurostat a revu à la baisse l'inflation en zone euro pour le mois de février, mesurée par l'indice des prix à la consommation.

Après un premier chiffre à 0,8% en janvier, l'office européen des statistiques évalue à 0,7% cette statistique, qui diminue de 0,1%. Il s'agit tout simplement de son plus bas niveau depuis la création de la zone euro en 1999, même si ce chiffre avait également été atteint en octobre dernier.

Cette révision à la baisse risque d'accentuer les pressions mises sur la Banque centrale européenne (BCE) pour que celle-ci prenne des mesures afin d'éviter de basculer en déflation.

La BCE sous pression

Lors de sa dernière conférence, l'institution européenne avait déçu certains observateurs qui attendaient déjà une action en ce sens. Mario Draghi, son président, avait fait part de son optimisme, certes modéré, en évoquant une hausse lente mais continue des prix. La BCE table ainsi sur une inflation à 1,6% en 2016.

La semaine dernière, les membres du directoire de la banque centrale ont encore multiplié les interventions pour rassurer du mieux qu'ils peuvent les marchés, répétant ne pas percevoir de situation de déflation dans l'union monétaire.

Mais, en parallèle, les appels du pied se sont multipliés. Il y a deux semaines, le FMI avait, par la voix de sa directrice générale, Christine Lagarde, estimé que l'union monétaire a entre 15 et 20% de chances de basculer en déflation.

Vendredi 14 mars, l'agence de notation Fitch a, elle, souligné que la zone euro était, parmi les économies avancées, la plus susceptibles de connaître une prochaine baisse des prix.

Julien Marion