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L'Eurogroupe soutient le plan d'aide à la Grèce

Le ministre grec des finances, Euclid Tsakalotos, a obtenu le feu vert de l'Eurogroupe.

Le ministre grec des finances, Euclid Tsakalotos, a obtenu le feu vert de l'Eurogroupe. - Emmanuel Dunand-AFP

Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert au troisième plan d'aide à la Grèce de 86 milliards d'euros, quelques heures après le vote du Parlement grec.

Le plan d'aide à la Grèce pouvant aller jusqu'à 86 milliards d'euros aété approuvé, quelques heures après le vote du Parlement grec et ce à l'issue d'une réunion exceptionnelle des ministres de finances de la zone euro. La réunion avait débuté à 14h00 ce vendredi 14 août 2015.

La première tranche d’aide s’élèvera à 26 milliards d’euros. Elle sera elle-même composée d'un premier versement immédiat de 10 milliards placés sur un compte distinct pour la recapitalisation des banques grecques.

La deuxième "sous-tranche" de 16 milliards d’euros commencera par un versement de 13 milliards d’ici au 20 août, suivi d’un ou plusieurs autres à l’automne, en fonction de la mise en oeuvre des réformes, selon l'Eurogroupe.

Ces versements permettront notamment à la Grèce d'honorer à temps un remboursement essentiel de 3,2 milliards d'euros (plus 200 millions d'euros d'intérêts) à la BCE, le 20 août, et de rembourser les fournisseurs de l'Etat qui n'ont pas été payés depuis des mois.

La Grèce évite le recours à un prêt-relais

La Grèce n’aura donc pas besoin de prêt-relais pour honorer le 20 août un remboursement de 3,4 milliards d’euros à la Banque centrale européenne, comme cela avait été envisagé un temps, notamment par l’Allemagne, qui voulait prendre plus de temps pour négocier l’accord.

Le nouveau plan d'aide, après deux précédents programme d'un montant total de 240 milliards d'euros, fera grimper la dette à 200% du PIB.

Les partenaires d'Athènes sont également préoccupés par ce qui risque de se passer dans les prochains mois en Grèce. 

Car l'adoption vendredi par le Parlement grec du plan d'aide et des 400 pages de mesures budgétaires et structurelles qui l'accompagnent a révélé les fractures au sein du Syriza, le parti du Premier ministre Alexis Tsipras.

F.Bergé avec AFP