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L'Espagnol Luis de Guindos va devenir vice-président de la BCE

Luis de Guindos (58 ans) est un économiste et un haut fonctionnaire espagnol.

Luis de Guindos (58 ans) est un économiste et un haut fonctionnaire espagnol. - Pierre-Philippe Marcou-AFP

L'Irlande ayant retiré son candidat, le ministre espagnol de l'Économie, Luis de Guindos, reste seul en course pour devenir numéro 2 de la BCE.

Philip Lane, gouverneur de la Banque d'Irlande, renonce à être candidat à la vice-présidence de la BCE, a annoncé le ministre irlandais des Finances, Paschal Donohoe, laissant l'Espagnol Luis de Guindos seul en course pour succéder au Portugais Vitor Constancio qui doit quitter ses fonctions le 31 mai prochain.

"Aujourd'hui, je confirme que nous n'allons pas soumettre sa candidature au vote", a déclaré le ministre irlandais, en arrivant à une réunion des 19 ministres des Finances de la zone euro, qui doivent émettre une recommandation sur le nom du nouveau vice-président de la BCE.

Les 28 ministres des Finances de l'UE doivent valider, mardi 20 février, la recommandation des 19 ministres des Finances de la zone euro, avant que la décision finale ne revienne aux chefs d'État de l'UE lors d'un sommet le 22 mars prochain à Bruxelles.

Il a travaillé pour Lehman Brothers juste avant la faillite de la banque

Luis de Guindos occupe le poste de ministre de l'Économie dans le gouvernement de Mariano Rajoy depuis 2011. Son titre actuel est celui de ministre de l'Économie, de l'industrie et de la compétitivité. 

Cet économiste âgé de 58 ans, haut fonctionnaire espagnol, avait auparavant travaillé pour le cabinet comptable PriceWaterhouseCooper de 2008 à 2010. Il a fait un court passage par le courtier Nomura Securities, pendant quelques mois, fin 2008, juste après avoir quitté la banque Lehman Brothers qui avait fait faillite en septembre 2008 et dont les actifs européens avait été repris par Nomura.

Favorable à la création d'un poste de ministre des Finances de la zone euro, Luis de Guindos appelle régulièrement à la création d'un Fonds monétaire européen et à une coordination plus étroite des politiques budgétaires.

F.B avec AFP