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L’emprunt patriotique du FN est un succès, selon son trésorier

Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, s'est réjoui du succès de "l'emprunt patriotique" lancé par le parti.

Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, s'est réjoui du succès de "l'emprunt patriotique" lancé par le parti. - Miguel Medina - AFP

Wallerand de Saint-Just a indiqué ce vendredi que l’emprunt lancé par le parti pour financer les législatives fonctionnait bien. Et que celui-ci avait vocation à durer.

Alors que l’impact financier des législatives provoque quelques sueurs froides au sein du PS et de LR, les comptes du Front national se portent plutôt bien. Mais le parti dirigé par Marine Le Pen peine toujours à financer ses campagnes électorales, essuyant régulièrement le refus des établissements bancaires. D’où le lancement, annoncé par la présidente frontiste le 1er juin dernier, d’un "emprunt patriotique" pour financer les élections législatives.

Concrètement, les sympathisants sont invités à prêter au parti à un "taux attractif de 3%". Cet argent servira ensuite à financer les candidats aux législatives qui le souhaitent, cette fois au taux de 5%.

Une initiative qui, à en croire le trésorier frontiste Wallerand de Saint-Just, est un "succès". "Nous ne souhaitons pas communiquer sur le montant récolté, mais je peux vous dire que cela marche très bien", indique-t-il.

Le FN se passe de l'aide de Jean-Marie Le Pen

Selon lui, cet emprunt aura d’ailleurs vocation à durer. "C’est une entreprise de moyen terme", assure le dirigeant. "L’idée est de contrer le boycott des banques vis-à-vis du Front national". Car malgré le succès de l’initiative, "on est encore loin des 17 millions nécessaires pour pouvoir financer nos 577 candidats".

Pour rappel, le FN avait dû, pour la campagne présidentielle, emprunter de l’argent au micro-parti de Jean-Marie Le Pen, Cotelec. Ce qui n’a pas été le cas pour les législatives, pour une raison simple selon Wallerand de Saint-Just: les caisses de Cotelec sont vides, les frais de campagne n’ayant pas encore été remboursés.

D’où cet emprunt, qui possède en outre l’avantage de se passer de l’aide de Jean-Marie Le Pen, considéré comme indésirable par la direction du parti.

Yann Duvert