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L'Autriche prête à assouplir son secret bancaire

Werner Faymann, le chancelier autrichien, a indiqué que son pays était prêt à discuter du secret bancaire.

Werner Faymann, le chancelier autrichien, a indiqué que son pays était prêt à discuter du secret bancaire. - -

Le dernier pays de la zone euro à refuser de discuter d'un assouplissement du secret bancaire a finalement cédé ce 8 avril. Depuis que le Luxembourg s'est montré conciliant, Vienne se sentait acculée.

L'Autriche est désormais prête à discuter sur le secret bancaire. C'est en tout cas ce qu'a indiqué le chancelier social-démocrate du pays dans la presse mardi 9 avril. "C'est la réputation du pays qui est en jeu". C'est par ces mots que Werner Faymann a justifié son intention d'ouvrir des discussions sur le secret bancaire. L'Autriche est donc désormais prête à lutter contre l'évasion fiscale en Europe.

Un peu plus tôt pourtant, plusieurs poids lourds de la classe politique avaient indiqué que l'Autriche n'était pas un paradis fiscal, et que le secret bancaire devait être conservé. Mais l'Union Européenne a mis la pression. Vienne a donc dû mettre de l'eau dans son vin.

L'Europe en marche vers la transparence bancaire

La position inflexible du pays devenait d'autant plus intenable que le Luxembourg s'est dit prêt à faire des concessions le week-end dernier. L'Autriche devenait le seul pays dans l'Union Européenne à refuser de lever le secret bancaire. "Inacceptable", selon la Commission européenne. "L'Europe est en marche vers plus de transparence en matière bancaire, il est impossible qu'un seul état membre de l'Union bloque les 26 autres".

Vienne pourrait donc améliorer l'échange et le partage d'informations bancaires, comme le prévoit une directive européenne entrée en vigueur en début d'année. Mais le débat risque de diviser la classe politique en Autriche. La ministre des finances du pays a promis de se battre comme une lionne pour sauvegarder le régime actuel du secret bancaire.

Alexis Pluyette