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L’Assemblée nationale poursuit sa cure d’amaigrissement

L'Assemblée nationale a réalisé, pour la première fois depuis 2012, un excédent budgétaire.

L'Assemblée nationale a réalisé, pour la première fois depuis 2012, un excédent budgétaire. - Eric Feferberg - AFP

Les comptes 2014 du Palais Bourbon font apparaître une baisse des dépenses de fonctionnement, notamment les charges de personnel.

Lors de son arrivée au perchoir en 2012, Claude Bartolone avait annoncé la couleur. Dans la foulée d’une campagne présidentielle basée sur la "République exemplaire", le député socialiste, fraîchement élu président de l’Assemblée nationale, avait en effet assuré que le budget du palais Bourbon serait gelé pendant la durée de son mandat.

Promesse tenue. Du moins jusqu’à présent. Avec, en bonus, des économies substantielles réalisées l’an dernier. Les comptes de l’Assemblée nationale pour 2014, publiés ce lundi 18 mai, font en effet état d’une baisse des dépenses de l’institution.

Au total, les charges de fonctionnement ont diminué d’environ 13 millions d’euros par rapport à 2013. Et malgré des recettes moindres ainsi que des dépenses d’investissement en hausse, la chambre basse de la République française affiche un excédent budgétaire de plus de 3 millions d’euros, une première depuis l’arrivée des socialistes à sa tête.

Une baisse d’impôts pour les députés

Le tour de vis a principalement touché les charges de personnel, qui ont diminué de 8,3 millions d’euros, soit environ 4,5%. Les charges liées aux parlementaires, elles, ont bien été réduites mais de seulement 0,25% (environ 700.000 euros). Détail qui fera sourire certains: l’Assemblée nationale a payé près de 200.000 euros d’impôts et taxes en moins, soit une baisse de 4,57%.

En revanche, les retraites des anciens députés ont une nouvelle fois grevé les comptes de l’Assemblée. La caisse de pensions qui leur est dédiée a dû faire l’objet d’un versement de 41,5 millions d’euros afin d’atteindre l’équilibre.

A noter également que les députés ne font plus partie des rares français bénéficiant d’un régime de sécurité sociale excédentaire. Car après un surplus de 1,6 million d’euros en 2012 et de 0,33 million en 2013, le fonds de sécurité sociale des députés affiche un déficit de 0,36 million l’an dernier. Une réponse peut-être, à ceux qui considéraient ce régime comme trop généreux...