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L'activité du secteur privé français s'écroule en mars

L'indice PMI flash composite d'IHS Makit chute à 30,2 (51,9 en février), son plus faible niveau depuis que cet indicateur a été créé il y a 22 ans.

C'est du jamais-vu depuis la création de l'indice PMI Markit il y a presque 22 ans. L'activité du secteur privé français enregistre en mars son plus fort recul, d'après IHS Markit.

L'indice composite chute à 30,2 (contre 51,9 en février). Rappelons qu'un indice inférieur à 50 points illustre une contraction de l'activité. Quand il est supérieur à 50, cela marque une expansion de l'activité.

Les enquêteurs expliquent que l'instauration de nombreuses mesures préventives visant à limiter la propagation du virus Covid-19 a entraîné une forte chute de la demande au cours du mois de mars.

C'est dans les services que l'impact de la crise sanitaire a été le plus fort. L’Indice chute à 29 (contre 52,6 en février), son plus faible niveau historique.

Une contraction annuelle du PIB français de près de 10%

Bien que dans le secteur manufacturier, le recul de la production ait été moins marqué, il a toutefois été le plus fort depuis mars 2009. Concrètement, l’indice flash de la production manufacturière chute à 35,6 (49,0 en février), un plus bas de 132 mois. L’Indice PMI Flash de l’Industrie manufacturière chute à 42,9 (49,7 en février), un plus bas de 86 mois.

"Les dernières données PMI ont mis en évidence une très forte dégradation de la conjoncture du secteur privé français, les nombreuses fermetures d’entreprises liées à l’épidémie de coronavirus ayant bouleversé l’économie du pays", commente Eliot Kerr, économiste à IHS Markit.

"L’enquête effectuée en mars a indiqué une baisse record de l’activité dans le secteur des services tandis que la production manufacturière a enregistré son plus fort repli depuis la crise financière mondiale de 2009. Les derniers résultats composites affichent ainsi un niveau conforme à une contraction annuelle du PIB français de près de 10%. (...) Les indices PMI publiés dans les prochains mois permettront ainsi d’évaluer la portée et l’efficacité de ces stratégies destinées à préserver l’économie de l’Hexagone".

Olivier Chicheportiche