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Institutions européennes : le mercato commence

Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel au Sommet informel européen de Sibiu en Roumaine le 9 mai 2019.

Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel au Sommet informel européen de Sibiu en Roumaine le 9 mai 2019. - OLIVIER HOSLET / POOL / AFP

Les élections européennes sont synonymes de remaniements aux postes-clef des institutions européennes : commission, conseil, BCE... et de marchandages entre chefs d'état et de gouvernement.

Les grandes manoeuvres ont commencé pour le mercato des postes clefs des institutions européennes : qui pour remplacer la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ? Jean-Claude Juncker à présidence de la Commission, Donald Tusk à celle du Conseil et Mario Draghi comme gouverneur de la banque centrale européenne ? Le sujet est au menu du diner qui réunit ce mardi à Bruxelles les chefs d'Etats et de gouvernement de l'Union européenne.

Un jeu d'équilibristes

C'est un véritable jeu d'équilibristes auquel les 27 vont devoir se livrer, car il faudra d'abord respecter les nouveaux équilibres politiques au sein du Parlement européen : le déclin des conservateurs du PPE, des sociaux-démocrates du PES, la progression des Verts et des libéraux de l’Alde et la poussée des Eurosceptiques.

Il faudra aussi tenir compte des équilibres démographiques et géographiques et de la parité hommes-femmes : en clair, il s’agira de ne pas froisser les familles politiques minoritaires, les pays de l'Est ou du Sud ou encore la gent féminine. Bref, un véritable casse-tête.

Marchandages

Par exemple : Jens Weidmann, le président de la Bundesbank est l’un des candidats pressentis pour succéder à Mario Draghi à la tête de la BCE. Mais ses chances seraient réduites à néant si un autre allemand, Manfred Weber, au parlement, prenait la tête de nouvelle Commission. Mais à ce poste, l’actuel président du PPE est en concurrence avec le néerlandais Frans Timmermanns ou la commissaire Margrethe Vestager, sans parler des condidats non déclarés, comme le français Michel Barnier.

Bref les marchandages ne font que commencer. Peu de chance pour qu'une fumée blanche ne sorte des bâtiments bruxellois dans les jours qui viennent. Un prochain conseil européen est prévu les 20 et 21 juin prochain pour tenter de trouver un consensus autour de ces postes clefs.