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Inondations et orages provoquent 1,2 milliard d'euros de dommages

Il s'agit du plus gros sinistre en termes de montant depuis la création du régime des catastrophes naturelles.

Il s'agit du plus gros sinistre en termes de montant depuis la création du régime des catastrophes naturelles. - AFP - Alain Jocard

1358 communes françaises ont été reconnues en état de catastrophe naturelle suite aux intempéries survenues en France au mois de mai et de juin.

La Caisse centrale de réassurance (CCR) a estimé jeudi à environ 1,2 milliard d'euros le coût pour les assureurs des dégâts causés par les inondations et les orages survenus en France fin mai et début juin.

Au total, 1358 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle en Ile-de-France, dans le Centre et le Nord-Est après ces événements climatiques de grande ampleur. 

500 millions à la charge de la CCR

De son côté, l'Association française de l'assurance avait indiqué mi-juin que le coût des dommages liés aux seules inondations allait se situer "autour d'un milliard d'euros".

"Nous avons inclus dans notre estimation tous les orages qui ont eu lieu dans le Nord, dans le Centre, en Lorraine... Elle englobe donc tous les événements climatiques de cette période et pas uniquement les inondations", a précisé à l'AFP Bertrand Labilloy, directeur général de la CCR.

Un peu plus de la moitié de cette somme sera in fine prise en charge par la Caisse centrale de réassurance, comme le prévoient les contrats qui la lient à ses clients assureurs.

Depuis la création du régime des catastrophes naturelles, il s'agit du plus gros sinistre en termes de montant. La tempête qui avait touché la France fin 1999 avait, certes, occasionné une facture plus importante mais les dégâts liés au vent ne rentre pas dans le cadre de ce régime.

Par ailleurs, la CCR a également publié ce jeudi une projection du coût des catastrophes naturelles en 2050.

Des coûts qui devraient doubler

Elle anticipe ainsi que, d'un milliard d'euros par an en moyenne ces dernières années, le coût des dégâts assurés va doubler à cet horizon, à environ deux milliards d'euros, en euros constants.

"Cette tendance s'explique, au 4/5, par une augmentation de la population. Il y aura donc plus de biens à assurer, comme des voitures, des habitations... On devrait aussi voir se poursuivre la concentration des personnes et des activités économiques dans les zones plus touchées par des catastrophes naturelles, comme les ports ou les zones littorales. Le reste de l'augmentation, donc 1/5, sera due à une hausse de la fréquence des sinistres", a relevé Bertrand Labilloy.

A.R. avec AFP