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Impôt: Sarkozy opposé au prélèvement à la source

Nicolas Sarkozy dévoile son programme économique.

Nicolas Sarkozy dévoile son programme économique. - Christine Poujoulat - AFP

Le candidat à la primaire de la droite estime que cette mesure augmentera les tâches administratives des entreprises. "Il n'en est pas question".

Nicolas Sarkozy se déclare opposé au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu que met en place le gouvernement pour respecter une promesse de campagne de François Hollande. "Comment peut-on promettre (aux entreprises) un allègement des charges et commencer par accroître leurs contraintes en leur demandant de faire le travail de l'administration fiscale?", se demande l'ancien chef de l'État et candidat à la primaire de la droite dans un entretien aux Échos. "Il n'en est pas question", affirme-t-il après avoir assuré qu'il ne sera "pas celui qui augmente les tâches administratives des entreprises". 

"C'est une atteinte à la vie privée, l'employeur n'ayant pas à connaître la vie personnelle de ses salariés", juge également Nicolas Sarkozy. "Tout cela pour une simplification qui n'en sera pas une", affirme-t-il: "de très nombreux contribuables devront quand même continuer à faire une déclaration chaque année, ne serait-ce que pour tenir compte des pensions alimentaires ou des crédits et des réductions d'impôts", assure-t-il.

Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu doit entrer en application au 1er janvier 2018. 

"Baisse immédiate des impôts"

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy affirme que "trois choses" différencient son programme économique de celui d'Alain Juppé. "Rien ne changera véritablement en France si l'on limite l'alternance à un exercice de retouche", lâche-t-il. "Je veux une baisse immédiate des impôts" tandis que le maire de Bordeaux "veut une augmentation de la TVA". Il veut aussi baisser l'impôt sur le revenu "car les classes moyennes n'en peuvent plus" tandis qu'"Alain Juppé n'en veut pas". Enfin Nicolas Sarkozy "considère qu'il faut une réforme profonde du dialogue social" et "mettre fin au monopole de présentation au premier tour des organisations syndicales". "Alain Juppé préfère lui le statu quo", affirme l'ancien chef d'État.

Devant les chefs d'entreprises réunis à l'université d'été du Medef, quelques-unes de ses propositions ont néanmoins été applaudies, comme la suppression du compte pénibilité, le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'exonération des droits de transmission ou encore la suppression de l'ISF "dès le mois de juillet" et la suppression des seuils sociaux.

D. L. avec AFP