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Hulot appelle les candidats à la présidentielle à lutter contre les inégalités

Nicolas Hulot appelle à faire de la solidarité la règle

Nicolas Hulot appelle à faire de la solidarité la règle - Michel Euler - AFP

Dans une tribune au JDD, l'écologiste appelle à renforcer la solidarité qui n'est "plus une option".

Nicolas Hulot prend la plume. Dans une tribune écrite dans le Journal du Dimanche de ce 22 janvier à l'occasion du dixième anniversaire de la mort de l'abbé Pierre, le militant écologiste interpelle les futurs candidats sur la nécessité de réduire les inégalités.

"La mondialisation a fait naître un immense espoir de partage", estime-t-il, ajoutant que "cette promesse est pour l'heure une cruelle désillusion". "Au lieu de réduire les inégalités, le village global n’a fait que les exposer, pire, les confronter. Elle a brutalement fait prendre conscience à chacun partout sur la planète de sa différence de traitement, d’estime, d’attention", poursuit Nicolas Hulot.

"La solidarité n'est plus une option"

"Le temps est venu d’acter que la solidarité n’est plus une option ou juste une considération morale, elle est une condition non négociable à la paix du monde. Puisse chaque responsable politique en être convaincu", considère-t-il.

Plus loin, il dit craindre "que les rares candidats à la présidentielle qui " Mais je crains que les rares candidats à la présidentielle qui évoquent les enjeux environnementaux n’aient pas ce point de vue intégral". "Ce précieux moment démocratique nous désenchante par avance, tant son déroulé est convenu sur le fond et sur la forme. Les personnages sont connus, les rôles distribués, les dialogues et les armes déjà affûtés. Une occasion de plus de nous diviser au moment où nous avons tant besoin de nous rassembler", ajoute Nicolas Hulot.

Et de conclure: "Avec celles et ceux qui ont gardé le cœur et l'esprit ouvert, il faut nous trouver sur l'humain. Mettre de l'humain et du sens dans toute chose. Nous réunir sur ce seul objectif. Et apprendre à vivre ensemble. Le temps est venu parce que nous n'avons plus le choix".

J.M.