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HSBC: le Premier ministre britannique dans la tourmente

Le Premier ministre David Cameron n'a pas nié que son parti avait reçu des dons de sept personnes dont les noms apparaissent sur des fichiers HSBC dévoilés par la presse.

Le Premier ministre David Cameron n'a pas nié que son parti avait reçu des dons de sept personnes dont les noms apparaissent sur des fichiers HSBC dévoilés par la presse. - AFP

David Cameron a été tancé ce mercredi par les députés du parti travailliste qui lui reprochent sa proximité avec des exilés fiscaux démasqués à l'occasion de l'affaire Swissleaks.

L'affaire Swissleaks laisse apparaître de nouvelles ramifications. David Cameron, le Premier ministre britannique, a été mis sous pression dans ce cadre au Parlement britannique. L'opposition travailliste au Parlement britannique a accusé mercredi 11 février le Parti conservateur dont il est issu d'avoir accepté des dons d'individus "douteux", détenteurs de comptes auprès de la filiale suisse de la banque britannique HSBC, au centre du scandale de fraude fiscale.

Le chef du gouvernement n'a pas démenti ces dons à son parti, versés par sept personnes dont l'identité n'a pas été révélée. Il a affirmé que rien ne laissait supposer que ces personnes aient fait quelque chose d'illégal.

Les conservateurs défenseurs des nantis

Selon le Labour, les dons en question au Parti conservateur représenteraient près de cinq millions de livres, soit 6,75 millions d'euros. A trois mois des élections législatives du 7 mai, où les deux partis sont donnés au coude à coude, cette affaire est l'occasion pour les travaillistes de présenter leurs adversaires comme les défenseurs des nantis.

"Comment le Premier ministre peut-il expliquer ces va-et-vient entre le siège du Parti tory et la filiale suisse de HSBC?", a demandé le numéro un travailliste Ed Miliband. "C'est un Premier ministre douteux, entouré de donateurs douteux."

L'ex-président de HSBC ex-ministre de Cameron

Face à cette attaque, David Cameron s'est d'abord contenté de rire. "Pendant treize ans qu'ils étaient aux affaires, ils n'ont rien fait sur la transparence en matière fiscale, rien sur la fraude fiscale, rien sur l'évasion fiscale", a-t-il ensuite dit du Labour.

Le Premier ministre est favorable au principe d'une audition par une commission parlementaire de l'ancien président exécutif de HSBC, Stephen Green, a assuré son porte-parole. "La position de principe du Premier ministre est qu'il est toujours en faveur d'une audition des personnes lorsque cela est possible", a-t-il dit. "Il soutiendrait l'idée de la comparution de personnes devant les commissions concernées afin qu'elles puissent répondre aux questions des parlementaires."

David Cameron, qui avait nommé Stephen Green au poste de ministre du Commerce en 2010, estime que l'ancien président de HSBC a fait du bon travail lorsqu'il était au gouvernement, avait dit précédemment ce porte-parole.

N.G. avec Reuters