BFM Business

Hôpital: une prime de 100 euros net et des hausses de salaires en janvier pour les sages-femmes

Des sages-femmes discutent dans une salle de repos d'une clinique de Bordeaux.

Des sages-femmes discutent dans une salle de repos d'une clinique de Bordeaux. - Jean-Pierre Muller - AFP

La profession avait été oubliée de la refonte des grilles salariales négociée pour les infirmières et les aides-soignantes.

Les sages-femmes travaillant à l'hôpital recevront à partir de janvier une prime de 100 euros net et une hausse de salaire d'environ 100 euros brut par mois, a annoncé jeudi le ministère de la Santé.

Ces revalorisations, qui seront incluses dans le budget de la Sécu pour 2022, ont été dévoilées jeudi soir par Olivier Véran, à l'occasion d'une réunion avec les syndicats de sages-femmes.

Elles représenteront une dépense supplémentaire de 40 millions d'euros par an, a précisé le cabinet du ministre. Les trois quarts des 23.500 sages-femmes en bénéficieront, pour un gain mensuel équivalent à l'augmentation de 183 euros net déjà accordée à tous les personnels hospitaliers fin 2020 dans le cadre du "Ségur de la santé".

"Les sages-femmes ont pu se sentir mises à l'écart"

Une sorte de rattrapage pour la profession, oubliée de la refonte des grilles salariales négociée pour les infirmières et les aides-soignantes, entre autres.

"Les sages-femmes ont pu se sentir mises à l'écart", reconnaît l'entourage du ministre. De fait, ces soignantes sont déjà descendues cinq fois dans la rue depuis le début de l'année, pour réclamer reconnaissance et effectifs.

Toutes leurs revendications n'ont cependant pas été satisfaites. Leur demande d'un statut "sur-mesure" a ainsi été écartée, Olivier Véran préférant "conforter leur statut médical au sein de la fonction publique hospitalière", notamment à travers cette "revalorisation significative".

Leurs compétences seront néanmoins étendues à de nouveau domaines, comme l'endométriose, et le ministère entend faciliter la création des "maisons de naissance" gérées par des sages-femmes.

H.G. avec AFP