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Hollande plaide pour un allègement de la dette grecque

François Hollande fait valoir que la Grèce a tenu ses promesses

François Hollande fait valoir que la Grèce a tenu ses promesses - Christophe Arcambault - AFP

À l'issue d'une rencontre avec son homologue grec, Prokopis Pavlpoulos, le président de la République a appelé à redonner "une perspective de croissance" à la Grèce, soulignant que le pays avait tenu ses engagements.

François Hollande a plaidé lundi soir pour un "allègement du fardeau de la dette" grecque, au côté de son homologue grec Prokopis Pavlpoulos qu'il recevait à l'Élysée.

"Nous devons aller de l'avant pour que la Grèce elle-même retrouve une perspective de croissance", a souligné le chef de l'État français selon lequel "la France s'est engagée et continuera de s'engager au côté de la Grèce pour arriver à ce résultat".

Pour François Hollande, il s'agit d'une "étape très importante" qui doit être marquée par la "solidarité" européenne mais aussi par "un allègement du fardeau de la dette".

L'Europe doit tenir ses promesses

"Je veux souligner que le gouvernement (grec du Premier ministre) Alexis Tsipras et le Parlement grec ont tenu leurs engagements (...) et qu'il est donc nécessaire que l'Europe, également, tienne ses engagements", a-t-il insisté.

Le président français a toutefois noté que des "vérifications" étaient encore "nécessaires" et que des "précisions" étaient demandées à Athènes.

François Hollande a souligné qu'il avait été "particulièrement actif" pour parvenir au "maintien de la Grèce dans la zone euro" se souvenant aussi des "engagements très lourds que le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a été amené à prendre".

La Grèce reconnaissante

"Nous, les Grecs, n'oublierons jamais votre contribution à la péripétie de l'été 2015", a assuré à ses côtés le président grec qui a fait une partie de ses études à Paris et s'exprimait alors en français.

"Quand vous avez aidé la Grèce, vous l'avez fait non seulement pour la Grèce mais pour aussi pour le prestige de la France et pour la cohésion de l'Europe", a-t-il souligné.

S'élevant, cette fois dans sa langue, contre une "une politique d'austérité qui n'est pas juste" et "crée des inégalités immenses", Prokopis Pavlpoulos a estimé qu'elle alimentait "toutes ces forces de nazisme et de fascisme qui menacent l'Europe et, je crois aussi, la France".

La dette publique grecque devrait atteindre cette année 315 milliards d'euros, soit 180% du PIB, selon les dernières données de la Commission européenne.

J.M. avec AFP