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Hausses d’impôts: l’UMP évalue le "massacre fiscal" depuis 2012

Jérôme Chartier, proche de François Fillon, a estimé à 80 milliards d'euros les hausses d'impôts depuis 2012.

Jérôme Chartier, proche de François Fillon, a estimé à 80 milliards d'euros les hausses d'impôts depuis 2012. - Jacques Demarthon - AFP

Le député Jérôme Chartier a estimé mardi que les impôts avaient augmenté de 80 milliards d’euros pour les contribuables depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Le gouvernement, lui, a répliqué en assurant que l’ancien exécutif avait amorcé le mouvement.

A trois semaines des élections départementales, l’UMP revient aux fondamentaux, en mettant l’accent la politique fiscale menée par l’exécutif socialiste.

Pour l’occasion, le député Jérôme Chartier a épluché les lois de finance et les lois de financement de la Sécurité sociale depuis l’entrée en fonction de François Hollande. Et estime à 80 milliards d'euros la hausse nette des prélèvements sur les ménages français depuis cette date.

L'élu du Val d'Oise (région parisienne) détaille ainsi, dans un document adressé au président du groupe UMP à l'Assemblée, une liste de 103 créations ou hausses d'impôts depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, contre 48 suppressions ou baisses.

Un "massacre fiscal"

Selon ce proche de François Fillon, qui parle de "massacre fiscal", les ménages français ont bénéficié depuis mai 2012 de 11,4 milliards de baisses d'impôts, taxes et prélèvements alors que les hausses on atteint au total 92,3 milliards d'euros.

Parmi ces hausses, dont la plus grande part est intervenue en 2012 et 2013, le député compte la suppression des allègements sociaux attachés aux heures supplémentaires (+10 milliards), la hausse des taux de TVA (+16,1 milliards) ou encore la limitation des niches sociales sur l'épargne salariale (+7,7 milliards).

Du côté des entreprises, la hausse la plus forte selon lui résulte de la "limitation de la déductibilité des charges financières" décidée dans la loi de finances initiale pour 2013 (+10 milliards), à quoi s'oppose par exemple la création du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), dont Jérôme Chartier évalue l'impact à -16,5 milliards d'euros pour 2014 et 2015.

Interpellé sur ces chiffres à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert a rappelé que la droite avait "très largement amorcé un mouvement de hausses d'impôt que tous les spécialistes évaluent à 30 milliards environ sachant que (...) nous avons effectivement poursuivi cette hausse à hauteur d'environ 30 milliards, mais pas de la même façon."

Y.D. avec AFP