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Grippe aviaire: Hollande souhaite "des indemnisations rapides" pour les éleveurs touchés

Le président de la République était en déplacement, samedi 18 février, dans le Gers. (image d'illustration)

Le président de la République était en déplacement, samedi 18 février, dans le Gers. (image d'illustration) - Charles Platiau - Pool - AFP

En déplacement dans le Gers, François Hollande a mis l’accent sur des "indemnisations" et "garanties" rapides pour les éleveurs touchés par la grippe aviaire.

"Une semaine avant le Salon de l’agriculture je souhaitais venir ici dans le Gers, parce qu’il y a des innovations qui sont pour l’agriculture des sources de progrès et, pour notre planète aussi" a déclaré François Hollande.

"Je viens aussi dans un département qui est touché par la grippe aviaire une fois encore, et le ministre de l’Agriculture se rendra dans les Landes au début de la semaine et annoncera de nouvelles dispositions, parce que nous devons procéder à des abattages plus nombreux que nous n’avions pensé, et faire en sorte que les agriculteurs puissent être indemnisés dans les meilleurs conditions" a-t-il ajouté.

"Je sais combien c’est douloureux, combien, pour un certain nombre d’exploitants, c’est une souffrance que d’être obligés de détruire leur cheptel". Il faut "donc faire en sorte que nous puissions leur apporter toute de suite les garanties et les indemnisations indispensables et empêcher l’épizootie de se diffuser" a-t-il poursuivi.

Le département des Landes est le plus touché 

François Hollande s’est exprimé au cours de la visite d’une ferme de 60 hectares appartenant au conseil départemental du Gers où sont expérimentés les principes de l’agroforesterie, aux côtés notamment du président de la collectivité et nouveau président de l’Agence française pour la biodiversité, Philippe Martin.

Selon le dernier bilan du ministère de l’Agriculture, 273 foyers H5N8 ont été repérés dans les élevages et 28 dans la faune sauvage. Le département des Landes est le plus concerné (122 cas) devant le Gers (92 cas).

"L'environnement, ce n'est pas une contrainte, ce n'est pas une obligation qui s'impose, c'est au contraire une façon de produire mieux et de prélever moins dans les ressources naturelles", a-t-il ajouté plus tard, souhaitant "valoriser" l'agroforesterie "au nom de la France."

A.M. avec AFP