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Grèce : Moscovici optimiste malgré l'échec des négociations

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, s'est voulu optimiste quant à un accord qui débloquerait l'aide à la Grèce

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, s'est voulu optimiste quant à un accord qui débloquerait l'aide à la Grèce - -

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient dans la nuit du 20 au 21 novembre pour trouver un compromis sur l'aide à la Grèce. Mais ils n'y sont pas parvenus. Pierre Moscovici, lui, s'est montré résolument optimiste.

"Vraiment, nous sommes à un cheveu d'un accord et je suis très confiant dans le fait que nous parviendrons à cela". Sur Europe 1, ce mercredi, Pierre Moscovici s'est voulu optimiste quant à un accord à propos de la Grèce.

La zone euro "serait menacée si nous n'y parvenions pas mais encore une fois nous avons constaté que, un, la Grèce avait fait des efforts considérables, deux, nous avons mis en place des mécanismes de contrôle des engagements de la Grèce", a poursuivi le ministre de l'Economie, insistant: "encore une fois nous sommes tout près d'un accord".

Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, avait lui aussi affirmé avoir de l’espoir mardi. Mais les représentants de la zone euro ont finalement abandonné, dans la nuit de mardi à mercredi, l’idée de se mettre d’accord sur les conditions du déblocage de la prochaine tranche d’aide à la Grèce.

Des "progrès" mais toujours pas d'accord

Cela fait des mois qu’Athènes attend ces 31,5 milliards d’euros, qui lui avaient déjà été promis en échange de plans d’austérité drastiques. La décision du déblocage est vitale pour la Grèce qui doit faire face à de nouvelles échéances. Sa dette atteindra 190% du PIB en 2014, un niveau insoutenable.

Après 11 heures de discussions, les principaux créanciers de la Grèce ont décidé de se retrouver de nouveau lundi prochain afin de poursuivre les discussions. "Des progrès ont été faits", positive la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

Les ministres tentaient une nouvelle fois de se mettre d’accord sur la façon de réduire la dette du pays et sur le comblement des nouveaux besoins de financement que nécessite l’octroi d’un délai supplémentaire pour que la Grèce atteigne ses objectifs budgétaires.

L’Eurogroupe a "fait des progrès en mettant le doigt sur une série d'initiatives crédibles qui devraient considérablement aider à améliorer la soutenabilité de la dette" grecque, peut-on lire dans son communiqué.

"Un peu déçu" par l'échec des négociations, Jean-Claude Juncker estime toutefois qu'un accord sera "possible lundi".

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