BFM Business

Grèce: les créanciers de retour pour négocier un troisième plan d'aide

Le Parlement grec à Athènes.

Le Parlement grec à Athènes. - Louisa Gouliamaki - AFP

Les hommes de la troïka (BCE, FMI et commission européenne) sont de retour à Athènes ce lundi. L'enjeu: entamer les discussions pour finaliser d'ici au 20 août un troisième prêt à la Grèce.

Les négociations sur un nouveau plan de sauvetage de la Grèce entrent dans le vif. Des représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, entameront lundi à Athènes les discussions avec les autorités grecques sur un nouveau prêt au pays.

Les représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, sont arrivés à Athènes pour entamer les discussions avec les autorités grecques sur un nouveau prêt au pays, a indiqué lundi Mina Andreeva, une porte-parole de la Commission européenne. "Les équipes des institutions (créancières) sont désormais sur le terrain à Athènes et le travail commence immédiatement, au moment où nous parlons", a indiqué la porte-parole de l'exécutif européen lors du point de presse quotidien à Bruxelles à la mi-journée.

Moins d'un mois pour s'entendre

Le flou n'avait cessé de planer ces derniers jours sur la date d'arrivée de cette mission, sur fond de fortes réticences du gouvernement grec de gauche radicale à accepter une reprise sur le même modèle des visites effectuées avant son arrivée au pouvoir en janvier par les représentants des créanciers, alors désignés collectivement sous le nom de troïka (BCE, FMI et Commission européenne). "Le retard des chefs de mission est dû à des raisons techniques et non pas à des raisons politiques ou diplomatiques", a affirmé samedi la source du ministère grec.

L'enjeu des discussions est de finaliser d'ici au 20 août un troisième prêt à la Grèce, courant sur trois ans pour plus de 82 milliards d'euros. Le principe en a été convenu le 13 juillet entre les dirigeants des pays de la zone euro après des négociations marathon pour éviter à la Grèce d'être poussée hors de la zone euro. Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d'ici à "la deuxième quinzaine d'août". La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d'euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.

Le retour à Athènes des représentants des institutions créancières, qui ont prêté au pays quelque 240 milliards d'euros depuis 2010, a été imposée à la Grèce dans le cadre de l'accord du 13 juillet. Le gouvernement d'Alexis Tsipras a dû aussi s'engager à une série de coupes budgétaires et réformes prorogeant une austérité avec laquelle il avait promis d'en finir, et sur le détail et le calendrier desquelles doivent porter les négociations.

V.R. avec AFP