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Grèce: le rapport de la troïka "positif" pour Jean-Claude Juncker

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Le Grèce voit tout doucement le bout du tunnel. Alors que, la semaine dernière, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble déclarait qu’il était "peu probable" que la troïka (représentant le FMI, l’Union européenne et la BCE) remette à temps son rapport sur les progrès accomplis par Athènes, le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a lui donné une impression bien plus optimiste, ce lundi 12 novembre.

Selon ce dernier, le rapport de la troïka a ainsi été remis dans la nuit de dimanche à lundi aux dirigeants européens. Mieux, d’après Jean-Claude Juncker il est "fondamentalement positif", car Athènes a "tenu ses promesses".

Ce rapport est la clef de résolution d’un nouvel épisode de la tragédie financière grecque. Depuis le mois de juin dernier, les dirigeants de l’Union européenne ont repoussé le versement d’une tranche de 31,2 milliards d’euros de l’aide financière accordée à Athènes pour faire face à ses difficultés budgétaires.

Ce versement est depuis conditionné à des progrès et de nouveaux efforts entrepris par la Grèce. La troïka devait ainsi remettre un rapport pour évaluer les avancées d’Athènes. Sur la base de ce texte, les dirigeants de l’Union européenne discuteront ce soir du déblocage de cette tranche."Nous ne pourrons pas parvenir à un accord final en raison de procédures parlementaires, notamment en Allemagne", a averti Jean-Claude Juncker

Au regard des déclarations de Jean-Claude Juncker, Athènes peut donc envisager le versement de ces fonds avec optimisme. "Maintenant c'est à nous de tenir les nôtres (d’engagement, ndlr) mais auparavant, nous avons besoin de clarifications concernant la soutenabilité de la dette grecque", ajoute également Jean-Claude Juncker.

La Grèce demande un délai de deux ans pour pouvoir remplir ses objectifs de réduction du déficit. Un délai qui aurait un coût financier. La troïka l'estime àn 32,6 milliards d'euros.Mais , pour le moment, les créanciers publics d'Athènes excluent toute restructuration de la dette grecque ou encore un abandon de créances pur et simple.

BFMbusiness.com et AFP