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GB - Conservateurs et travaillistes courtisent Nick Clegg

Le chef de file des LibDems, Nick Clegg. Les deux principales forces politiques de Grande-Bretagne devraient poursuivre ce mardi leur entreprise de séduction auprès des libéraux-démocrates, désormais engagés dans des discussions parallèles en vue de forme

Le chef de file des LibDems, Nick Clegg. Les deux principales forces politiques de Grande-Bretagne devraient poursuivre ce mardi leur entreprise de séduction auprès des libéraux-démocrates, désormais engagés dans des discussions parallèles en vue de forme - -

par Tim Castle et Michael Holden LONDRES - Les deux principales forces politiques de Grande-Bretagne devraient poursuivre mardi leur entreprise de...

Bien lire ministre de l'Education au 10e paragraphe

par Kylie MacLellan et Mohamed Abbas

LONDRES (Reuters) - Les tractations pour former une coalition majoritaire en Grande-Bretagne semblaient enfin mardi soir prendre une tournure décisive, cinq jours après un scrutin législatif qui n'a pas dégagé de majorité absolue.

Les dirigeants et parlementaires du Parti libéral-démocrate devaient en effet se réunir afin de trancher leur dilemme quant à celui des deux grands partis traditionnels dont ils seront le partenaire ou au moins qu'ils soutiendront.

Le 6 mai, les Tories de David Cameron ont largement devancé le Labour du Premier ministre sortant Gordon Brown, mais sans atteindre la majorité absolue, tandis que les "Lib Dems" de Nick Clegg se sont retrouvés en position de "faiseurs de roi".

Une alliance entre conservateurs et libéraux-démocrates disposerait d'une majorité absolue tandis qu'une coalition entre les travaillistes et le parti centriste nécessiterait l'appoint de petits partis nationalistes.

Le chef de file libéral, Nick Clegg, devra obtenir le soutien de 75% des parlementaires et membres de l'exécutif pour pouvoir conclure un accord avec les uns ou les autres. Les Lib Dems continuaient en fin d'après-midi à négocier avec les Tories tandis que les tractations avec le Labour étaient suspendues.

Si les libéraux-démocrates ne parviennent pas à s'entendre, ils devront organiser une conférence extraordinaire du parti, ce qui pourrait prendre jusqu'à une semaine de plus, prolongeant ainsi une incertitude politique qui rend les marchés nerveux.

LA BOURSE SE REDRESSE

Gordon Brown, dont le porte-parole a démenti la démission, annoncée par le journal Evening Standard, a créé la surprise lundi en annonçant qu'il quitterait le pouvoir à l'automne mais qu'il était prêt en attendant à discuter formellement avec les Lib Dems.

Le retrait du Premier ministre "pourrait être un élément important pour une transition en douceur vers un gouvernement stable", avait réagi Clegg, qui avait auparavant exclu tout pacte résultant dans le maintien de l'impopulaire et terne Brown à la tête du pays.

Mais les Tories ont rapidement riposté à la déclaration de Gordon Brown en concédant un référendum sur une réforme limitée du système électoral qui introduirait, comme le souhaitent les Lib Dems, une dose de proportionnelle.

Mardi en fin d'après-midi, le porte-parole de Brown a assuré que les discussions se poursuivaient avec les centristes mais son ministre de l'Education, Ed Miliband, a reconnu que le dialogue avec le parti de Clegg avait été "provisoirement" suspendu.

Peu auparavant, ce dernier s'était dit "aussi impatient que quiconque de progresser, de résoudre les questions d'une façon ou d'une autre", tandis que les milieux politiques londoniens spéculaient sur l'imminence d'un pacte entre Lib Dems et Tories.

Cette perspective a suffi à la Bourse de Londres pour se redresser, de même que la livre sterling, les marchés supportant mal la prolongation des incertitudes des derniers jours.

Le nouveau Parlement doit être inauguré le 18 mai et le nouveau gouvernement présenter son programme au parlement de Westminster le 25 mai par la voix de la reine Elizabeth II.

Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser