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Gaël Sliman (BVA): "les grands engagements de Hollande ne sont pas tenus selon les Français"

Gaël Sliman, le directeur général adjoint de BVA, est intervenu sur BFM Business, jeudi 4 avril.

Gaël Sliman, le directeur général adjoint de BVA, est intervenu sur BFM Business, jeudi 4 avril. - -

Le baromètre BVA pour BFM Business et BFMTV, publié jeudi 4 avril, démontre qu'une très faible minorité de Français croit à l'inversion de la courbe du chômage en 2013. La promesse de ne pas augmenter les impôts suscite également une confiance très mitigée.

Malgré les efforts déployés, François Hollande ne semble toujours pas convaincre. Le chef de l’Etat, qui s’est exprimé à la télévision dans ce but, jeudi 28 mars, sera incapable de tenir ses deux plus grandes promesses, selon les Français. C’est ce qui ressort du dernier baromètre BVA pour BFM Business, BFMTV, Challenges et Axys (voir ci-contre).

Intervenant dans l’émission Good morning business, jeudi 4 avril, Gaël Sliman, le directeur général adjoint de BVA, a livré son analyse de la situation. A propos de l’inversion de la courbe du chômage en 2013 : "7% des Français pensent qu’il parviendra à tenir cet engagement. Soit quasiment personne. Même du côté des sympathisants de gauche, ceux qui croient encore en Hollande, ils ne sont que 15%."

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Bien plus important que l'affaire Cahuzac

Deuxième promesse, répétée avec beaucoup d’insistance : ne plus augmenter les impôts payés par les catégories populaires et les classes moyennes. "C’était un élément important de son argumentaire, faisant passer le message d’une réduction de la dépense publique plutôt que de la fiscalité. Les Français ne sont que 18% à le croire", détaille Gaël Sliman.

Conclusion: "les deux grands engagements de 2013 ne seront donc, pour les Français, pas tenus. C’est bien plus important que l’affaire Cahuzac , même si elle n’arrange rien", affirme le dirigeant de BVA.

Car "François Hollande sera jugé sur des éléments fondamentaux comme le chômage et le pouvoir d’achat. S’il donne le sentiment de ne pas être bon sur ces sujets-là, et si en plus il ne peut pas être crédible sur la République exemplaire, ce sera encore pire."

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Y.D.