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Fusion Renault-Fiat Chrysler: Bruno Le Maire veut "un siège opérationnel en France"

Outre le siège qui représentera l'intégralité du futur groupe à Amsterdam si la fusion est actée, le ministre de l'Économie a dit vouloir qu'un siège opérationnel soit également implanté en France, reconnaissant toutefois qu'il n'en a "pas encore la garantie".

Alors que Renault a confirmé mardi son "intérêt" pour la proposition de fusion avec Fiat Chrysler, Bruno Le Maire a dit vouloir "cette fusion" mais "pas à n'importe quel prix". 

Parmi les points de discussions, le ministre de l'Économie souhaite "qu'il y ait un siège opérationnel (de la future entité, NDLR) en France" mais "je n'en ai pas encore la garantie", a-t-il ajouté sur BFMTV-RMC ce mercredi. 

"Ca peut-être un siège géographique qui couvrirait l'intégralité de la France, de l'Europe et peut-être davantage. Parce qu'une entreprise est une incarnation et avoir un siège en France est une incarnation importante pour les Français", a-t-il justifié. 

Un siège à Amsterdam mais "pas pour des raisons fiscales"

Le locataire de Bercy a également précisé qu'il "y aura un siège qui représentera l'intégralité de l'entité aux Pays-Bas, comme c'est le cas pour Airbus" mais "pas pour des raisons fiscales", a-t-il assuré. 

Et de poursuivre: "Quand il y a différentes nationalités, il faut trouver un terrain d'entente. Ce n'est pas pour des raisons fiscales, c'est pour des raisons opérationnelles. Quand vous avez des Allemands, des Italiens ou Français qui sont dans une même entreprise, c'est difficile de savoir si on va choisir Rome, Paris ou Berlin. Donc on trouve une solution qui est de prendre un autre pays". 

Bruno Le Maire souhaite en outre que le conseil d'administration qui dirigera l'ensemble de l'entreprise à Amsterdam soit composé "d'un représentant de l'État". "C'est un point dur de la négociation et des discussions", a-t-il confié. 

affaire carlos ghosn: "il y aura plainte"

Bruno Le Maire a assuré ce mercredi qu'une plainte serait déposée par le groupe Renault, dont l'État détient 15,01%, concernant les 11 millions d'euros de dépenses suspectes engagées par son ancien PDG Carlos Ghosn.

"L'Etat déposera tous ces éléments à la justice et il y aura une plainte. Elle sera instruite et la justice tranchera", a affirmé le ministre de l'Économie, interrogé sur BFMTV-RMC. "Quand l'État est actionnaire de référence d'une entreprise (...), son rôle est de s'assurer que sa gouvernance fonctionne bien", a-t-il déclaré.

Paul Louis