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François Hollande va-t-il supprimer les stock-options?

François Hollande a promis de supprimer les stock-options durant la campagne présidentielle.

François Hollande a promis de supprimer les stock-options durant la campagne présidentielle. - -

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a rappelé jeudi 24 janvier que la suppression des stock-options faisait partie des promesses du candidat Hollande.

Les stock-options auront-elles la vie sauve ? Le sujet a en tout cas ressurgi jeudi 24 janvier, à l’occasion du passage d’Arnaud Montebourg dans l’émission Des Paroles et Des Actes. Interrogé sur une suppression pure et simple de ce mode de rémunération différé (et souvent très avantageux), le ministre du Redressement productif a réaffirmé sa sympathie pour le projet. Et ne s’est pas privé de rappeler que ce dernier faisait partie des 60 engagements de campagne de François Hollande, qui n’avait pourtant rien demandé. Dans un contexte de défiance de la part des entreprises vis-à-vis du gouvernement, remettre le sujet sur le tapis est-il un bon calcul ? Du côté de l’Elysée, on opte pour le silence radio.

Les stock-options, synonymes de rémunérations indécentes

Pour rappel, le système des stock-options offre à un bénéficiaire une "option" sur une action à un prix déterminé, sans qu'il verse le moindre centime. Si le cours de l'action baisse, le bénéficiaire en question ne fait pas jouer son option. Si le cours augmente, il peut choisir de "convertir" son option d'achat en actions. En réalisant une plus-value au passage. Gagnant à tous les coups, donc.

Source de nombreux scandales dans le passé, ce processus est devenu peu à peu synonyme de rémunérations indécentes pour une partie de l’opinion.

Dernier exemple en date: Hanspeter Spek, l’un des dirigeants du groupe Sanofi qui, durant l’été 2012, a réalisé une opération juteuse : ayant acheté des actions à sa société à un prix convenu à l’avance (55,74 euros), il les a revendues au cours du jour (64,3265 euros). Soit un bénéfice de 540 949 euros. Le tout avant que l’entreprise annonce la suppression de 1500 postes.

Reste à savoir si la suppression (qui ne concernerait pas les entreprises naissantes) de ce système est toujours une priorité de François Hollande.

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