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François Hollande table toujours sur une baisse du chômage

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- - Dominique Faget - AFP

Le président de la République, lors de l'entretien traditionnel du 14 juillet, a réaffirmé que la courbe allait baisser.

François Hollande, lors de la traditionnelle interview présidentielle du 14 juillet, a été affirmatif: "Nous aurons une baisse du chômage à la fin de l'année, mais c'est vrai que le chômage reste à un niveau élevé". Et il ajoute: "Cela veut dire qu'il va falloir continuer la politique que j'ai engager".

La France va "mieux"

S'il peut se permettre de le déclarer, c'est parce que, selon lui, la France relève enfin la tête. Néanmoins, il met en garde. "Je suis effectivement conscient que ça va mieux en France, mais ça peut se dégrader si nous ne faisons rien donc j'agis".

"Ce que je pense c'est que les choix que j'ai faits étaient les bons. Ce que je pense, c'est que la stratégie que j'ai donnée au pays, améliorer la situation des entreprises, ne rien faire qui puisse altérer le modèle social, ne pas prendre sur les droits des salariés tout en permettant aux entreprises d'investir, oui, c'était le bon cap, et je pense qu'il faut le suivre" a-t-il précisé.

Le président s'est félicité d'avoir réduit le déficit public, qui était selon lui de 5,2% du PIB à son arrivée au pouvoir. Les députés ont approuvé mardi un déficit public ramené à 3,6% du PIB pour 2015. "Je vais laisser une situation où il y aura moins de déficit, moins d'impôt, des économies qui auront été faites", a-t-il déclaré. Et de lancer : "j'aurai permis à notre pays d'être dans une meilleure situation en 2017 qu'en 2012".

Des baisses d'impôts conditionnées

Par ailleurs, le président a déclaré: "Je ne ferai de baisse d'impôts que si nous avons la certitude d'avoir une croissance supérieure à celle de cette année".

Une loi Travail mal présentée

Concernant la loi Travail, pour François Hollande, elle a tout simplement été mal présentée. "Peut-être y-a-t-il eu une mauvaise présentation initiale",
a-t-il déclaré, réaffirmant que ce texte est "conforme aux valeurs de la
gauche".

En défendant son projet, François Hollande a par ailleurs exclu tout retrait du texte, qui revient mercredi à l'Assemblée, et ajouté que les nombreux décrets d'application seraient pris "immédiatement".

"Quand je vais terminer mon mandat, je préfère pouvoir dire que sur une sujet essentiel, le travail, et un sujet majeur, l'emploi, j'ai fait avancer la vie de mon pays, plutôt que de simplement satisfaire la passivité et l'immobilisme", a-t-il lancé. "Pour ne pas être impopulaire, mieux vaut ne rien faire ? Telle n'est pas ma conception de l'action", a-t-il conclu.

L'objectif d'économies revu

L'objectif d'économies budgétaires sur trois ans a été revu à la baisse à 46 milliards d'euros, contre 50 initialement prévus, en raison de dépenses supplémentaires dans la sécurité, la défense ou encore l'agriculture, a annoncé le président François Hollande. 

"On ne fera pas 50 milliards d'économies (...) On en fera 46", a affirmé le chef de l'Etat, avant d'énumérer une série de dépenses justifiant ce recul : 600 millions d'euros pour "l'augmentation du budget des armées", autant pour "augmenter les effectifs de police et de gendarmerie" après les attentats du 13 novembre, ou encore 1,5 milliard de dépenses après la "crise agricole" vécue par la France, "sans doute l'une des plus graves qu'on ait traversées".