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Niches fiscales : "1,5 milliard d'euros par an" d'économies, selon la députée Olivia Grégoire

« Nous pouvons économiser 1,5 milliard d'euros par an », a déclaré la députée et porte-parole du groupe LREM Olivia Grégoire.

« Nous pouvons économiser 1,5 milliard d'euros par an », a déclaré la députée et porte-parole du groupe LREM Olivia Grégoire. - Jacques DEMARTHON / AFP

La suppression de certaines niches fiscales est une des pistes évoquées par le gouvernement pour financer la baisse de l'impôt sur le revenu. Selon la députée LaREM Olivia Grégoire, ce sont 1,5 milliard d'euros qui pourraient être économisés chaque année.

"Nous pouvons économiser 1,5 milliard d'euros par an", a déclaré Olivia Grégoire, députée LaREM de Paris au Journal du Dimanche du 5 mai. C'est, selon la porte-parole du groupe LaREM à l'assemblée, le montant des économies réalisables grâce aux suppressions de niches fiscales des entreprises. Et ces économies pourraient servir à financer la baisse de l'impôt sur le revenu promise par Emmanuel Macron.

"Mais ce n'est qu'une source de financement, les deux autres étant la réduction des dépenses publiques et l'incitation à travailler plus sans changer l'âge légal de départ à la retraite", a-t-elle poursuivi, alors que le gouvernement recherche cinq milliards d'euros pour compenser la réduction de l'impôt sur le revenu annoncée par le chef de l'Etat.

Les niches fiscales de la culture, de l'innovation et du capital-risque sur la sellette

Interrogée sur les niches menacées, Olivia Grégoire a cité "une dizaine de niches qui encouragent à la cession et la reprise d'entreprise" et qui doivent pouvoir être rassemblées. "Dans le domaine de la culture, certaines ne profitent qu'à une douzaine d'acteurs. Elles peuvent être repensées", a-t-elle fait valoir, évoquant aussi le "secteur du capital-risque ou de l'innovation".

"Il faut étudier les petites niches : au moins 11 représentent moins de 15 millions d'euros chacune, et au moins 21 ne peuvent même pas être chiffrées tant elles sont faibles", a-t-elle souligné.

Si le Premier ministre avait indiqué que les allègements de charges (ex CICE) et le crédit d'impôt recherche ne seraient pas concernés, Olivia Grégoire a précisé que les parlementaires planchant sur le sujet excluaient "a priori" de toucher aux taux de TVA réduits ou aux avantages sur le gazole non routier.

"La commission des finances fera des propositions fin mai ou début juin au Premier ministre, qui rendra ses arbitrages ensuite", a-t-elle rappelé, alors qu'Emmanuel Macron a chargé le gouvernement de réduire dès l'an prochain les niches fiscales accordées aux entreprises, qui pèsent près de 40 milliards d'euros dans le budget de l'Etat.

Hugo Baudino avec AFP