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Le couvre-feu menace "30% du chiffre d'affaires" des commerces

Invité sur le plateau de Good Morning Business, le délégué général de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution Jacques Creyssel a réclamé plus de souplesse pour ouvrir le dimanche.

Nouveau coup dur pour les commerces. Ce jeudi, le gouvernement a annoncé l'extension du couvre-feu à 18h à l'ensemble du territoire. Si la mesure est censée limiter les interactions et donc la circulation du virus, elle ne ravit évidemment pas les commerçants. "On comprend les raisons sanitaires de cette décision mais il est clair qu'elle aura des implications lourdes pour l'ensemble des commerces", explique Jacques Creyssel, délégué général de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution sur le plateau de Good Morning Business. "Cela représente environ 30% du chiffre d'affaires" des commerces, notamment dans l'alimentaire.

"Il va y avoir très clairement des commerces qui vont souffrir" prévient-t-il. "Les plus gros, les centres commerciaux, les hyper" mais aussi "les plus petits". D'autant plus que ce couvre-feu intervient juste avant le début des soldes reportées finalement au 20 janvier. "Nous étions contre le report des soldes et je pense que nous avions raison", se désole Jacques Creyssel.

Comment les commerces vont-ils s'en sortir ? "Il va y avoir un report sur le samedi et c'est pour cela que nous avons demandé au gouvernement de libéraliser totalement l'ouverture des magasins pour ouvrir le dimanche" explique le délégué général. Reste que les procédures administratives sont encore complexes pour permettre les ouvertures le dimanche. Il faut "cinq semaines de consultation" pour obtenir cette autorisation, explique-t-il. Mais la généralisation du couvre-feu va probablement accélérer les procédures, gérées par les préfets.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business