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Gilets Jaunes: les commerçants des Champs-Élysées démentent porter plainte contre l'État

Des manifestants sur les Champs-Elyséses

Des manifestants sur les Champs-Elyséses - AFP

Les manifestations sont interdites sur les Champs-Élysées depuis maintenant plusieurs mois, ce qui n'empêchent pas quelques débordements sur l'avenue. Pour autant, les commerçants assurent que le dispositif mis en place par la préfecture était opérant.

Samedi 21 septembre, une nouvelle journée de manifestation a eu lieu. La préfecture avait interdit les manifestations sur cette avenue, mais des petits groupes ont réussi à passer. Néanmoins à chaque fois, policiers et gendarmes les ont repoussés, et ont chargé plusieurs fois contre les manifestants.

Sur Franceinfo, Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France a annoncé que "les commerçants des Champs-Élysées vont porter plainte contre l'État pour non-assistance aux commerces en danger". La plainte sera déposée dans la semaine.

Mais de son côté, le Comité Champs-Élysées dément le dépôt d’une plainte des commerçants de l’avenue contre l’État. Dans un communiqué, il écrit : "Organe représentatif de l’avenue, le Comité Champs-Élysées n’a été sollicité ou informé, à date, par aucun de ses 180 adhérents (enseignes, restaurants, musées et lieux de culture) d’une intention de porter plainte contre l’Etat".

158 personnes en garde à vue

Le Comité poursuit: "Nous pouvons en revanche confirmer que malgré quelques tensions ponctuelles la journée d’hier, le samedi 21 septembre, s’est déroulée sans incident majeur sur l’avenue des Champs Élysées et que le dispositif mis en place par la préfecture de Paris s’est montré opérant pour ssurer la sécurité des visiteurs et des commerçants".

Le Comité reconnait, en revanche, que des dégradations ont pu avoir lieu ailleurs: "Le Comité Champs-Élysées reste évidemment solidaire des commerçants en France qui auraient pu voir leurs enseignes et commerces malheureusement dégradés au cours du weekend".

Selon un dernier bilan communiqué par le parquet de Paris ce dimanche à la mi-journée, 158 personnes ont été placées en garde à vue.

Diane Lacaze