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Des députés LREM veulent entendre Laurent Berger (CFDT)

Laurent Berger, avait appelé samedi Emmanuel Macron à "réunir très rapidement" syndicats, patronat et associations

Laurent Berger, avait appelé samedi Emmanuel Macron à "réunir très rapidement" syndicats, patronat et associations - Bertrand Guay - AFP

Une groupe de député LREM a demandé à Gilles Legendre, Président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, une rencontre avec le leader de la CFDT afin d'ouvrir un dialogue avec le syndicat.

Une dizaine de députés LREM a fait la demande auprès de Gilles Le Gendre, Président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, pour que le Laurent Berger, leader de la CFDT, soit reçu devant le groupe. Parmi eux, les députés Sacha Houlié et Pierre Person. D'autres députés comme Brigitte Bourguignon ou Aurélien Taché ont publiquement affiché leur volonté de renouer avec les corps intermédiaires. 

"On demande à ce qu'il vienne devant le groupe pour qu'il puisse expliquer ce qu'il veut faire", explique l'un des élus à l'initiative de la demande. La main tendue du leader de la CFDT est regardée de près par certains députés LREM. L'un d'entre eux alerte: "On ne pourra plus gouverner tout seul jusqu’à la fin du quinquennat. Il faut des corps intermédiaires !" 

"Je suis inquiet. Il peut y avoir un blocage du pays. Et face à cela, on est inaudible". Même si nous on écrit des solutions, il faut qu'on les fasse porter par d'autres. L'avantage d'une conférence sociale, c'est qu'au moins ça met tous les acteurs autour de la table", ajoute le même. 

Bruno Questel vice-président du groupe reconnaît: "je n'ai pas fait de demande formelle, on l'a évoqué avec Gilles Le Gendre parmi une multitude d'autres sujets". Du côté de Gilles Le Gendre, on confirme que la demande a bien été reçue. Elle émane "de députés assez différents", confie un conseiller du président du groupe LREM. "C'est en cours de réflexion à la présidence, on trouve ça plutôt constructif. Dans tous les cas, aucune décision ne sera prise avant la prochaine manifestation". 

Ce mercredi, la CFDT Route, premier syndicat du transport routier, a annoncé mercredi que contrairement à FO, elle n'appellerait pas ses adhérents à rejoindre le mouvement des "gilets jaunes". De son côté, l'Union fédérale route (UFR) de la CFDT attend "du gouvernement une action immédiate de rétablissement d'un dialogue social normalisé". Le syndicat demande une rencontre avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Dès le 17 novembre, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avait appelé Emmanuel Macron à "réunir très rapidement" syndicats, patronat et associations "pour construire un pacte social de la conversion écologique".

Elisa Bartholomey, édité par Pascal Samama