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 Carlos Ghosn dans le viseur du fisc français

Selon Libération le fisc français va passer au crible les revenus perçus par l’ex-PDG de Renault-Nissan ces dernières années.

Selon Libération le fisc français va passer au crible les revenus perçus par l’ex-PDG de Renault-Nissan ces dernières années. - Kazuhiro Nogi-AFP

L'administration française passe au crible la situation fiscale personnelle de l'ex-PDG de Renault-Nissan, selon le quotidien Libération.

Selon le quotidien Libération, l'administration fiscale mène un contrôle "à la loupe" et très pointilleux de tous les revenus perçus ces dernières années par l'ancien dirigeant, et une notification lui a été envoyée, ainsi qu'à son épouse.

Toujours selon le quotidien, la Direction nationale des vérifications de situation fiscale (DNVSF), chargée des 6000 contribuables les plus riches de l’Hexagone, est à la manette pour cette enquête.

"Ce type de contrôle, parti pour durer près d’un an, va se traduire par un examen à la loupe de tous les revenus perçus par Carlos Ghosn depuis plusieurs années" explique Libération. L’une de ses principales missions sera de vérifier la résidence fiscale de Carlos Ghosn, déclarée depuis 2012 aux Pays-Bas, où siège la filiale néerlandaise Renault-Nissan BV.

Un audit de Renault met en cause la filiale néerlandaise

Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, avait annoncé au début du mois de juin que l'État, actionnaire de Renault, transmettrait à la justice tous les éléments relatifs aux faits mis au jour par un audit interne et qu'il y aurait une plainte.

Le Conseil d'administration du constructeur automobile avait annoncé que cet audit mettait en cause la gestion d'une filiale néerlandaise de Renault-Nissan, RNBV, et des dépenses engagées par cette société à hauteur de 11 millions d'euros.

Une enquête préliminaire a par ailleurs déjà été ouverte le 31 mai 2019 par le parquet national financier (PNF) sur des contrats passés par l'ancienne ministre et ex-députée européenne Rachida Dati et par le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer avec l’alliance Renault-Nissan.

Frédéric Bergé