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Bruno Le Maire veut s'assurer que GE n'a pas un "plan caché" pour liquider des usines de Belfort

Le ministre de l'Économie estime que l'activité de production de turbines à gaz ne doit pas cesser à Belfort. Bruno Le Maire demande des assurances au patron du groupe qu'il n'y a pas de plan caché de liquidation.

Jusqu'où veut aller General Electric dans la réorganisation de ses activités à Belfort? Le groupe a annoncé la semaine passée un plan social comprenant la suppression de plus de 1000 postes. Le site produit des turbines à gaz et à vapeur, Bruno Le Maire veut s'assurer qu'il continuera à le faire à l'avenir.

"Les salariés peuvent comprendre qu'on réduise la charge à un moment parce qu'il y a moins de commandes de turbines à gaz", a estimé le ministre de l'Économie sur BFMTV-RMC ce mercredi. "Ce dont ils veulent être certains, et je ne le suis pas non plus, c'est que derrière ce n'est pas un plan de liquidation des usines de turbines à gaz de Belfort."

Bruno Le Maire veut "une assurance formelle" de la part du patron de GE Larry Culp qu'il n'y a pas de "plan caché" derrière cette réorganisation.

Revoir le plan social

Si le ministre n'obtient pas satisfaction, que peut-il faire? Sur notre antenne, il a indiqué qu'il demanderait à GE de revoir son plan social et qu'il devra de toute façon le revoir car les 1044 suppressions d'emplois déjà prévues "c'est trop", a-t-il jugé.

Par ailleurs, le patron de Bercy veut "ouvrir des perspectives nouvelles" pour l'usine de Belfort, notamment sur l’aéronautique où il y a de "vraies possibilités de diversification". "Nous allons y travailler avec les élus locaux [...], nous pouvons développer une belle activité aéronautique sur le site de Belfort."

Jean-Christophe Catalon