BFM Business

Bruno Le Maire va lancer la privatisation de la FDJ "d'ici la fin de l'année"

Le ministre de l'Économie reste encore flou sur la somme précise que l'Etat compte tirer de cette privatisation. Il assure par ailleurs que la lutte contre l'addiction aux jeux sera renforcée.

L'État ne sera plus l'actionnaire majoritaire de la Française des jeux (FDJ) d'ici fin 2019 "si les conditions de marché le permettent", a déclaré Bruno Le Maire ce mercredi sur BFMTV-RMC. Les pouvoirs publics possèdent actuellement 72% du capital de l'entreprise de jeux d'argent. Adoptée par le Parlement, la loi Pacte prévoit de baisser cette participation sous la barre des 50%.

Le ministre de l'Économie a engagé les recherches de banquier conseil pour "lancer l'opération d'ici la fin de l'année", a-t-il précisé, assurant vouloir que le processus se fasse dans des "conditions de transparence totale".

Le patron de Bercy a également indiqué vouloir associer les Français à cette ouverture du capital. Ils pourront ainsi "devenir actionnaire" de cette entreprise "qui est rentable", a-t-il souligné.

La lutte contre l'addiction "plus forte qu'avant"

Combien l'État espère-t-il gagner avec cette opération? "Le maximum", a répondu Bruno Le Maire, en tout cas "quelques milliards", le ministre souhaitant rester vague pour ne pas fausser les négociations du prix de vente.

Par ailleurs, les opposants à la privatisation de la FDJ craignait que la régulation des jeux d'argent ne soit affaiblie par le désengagement de l'État. Selon Bruno Le Maire, les parlementaires ont renforcé les garanties contre l'addiction aux jeux.

"Demain les instruments de lutte [contre l'addiction] seront plus forts qu'avant", a-t-il assuré, citant la création d'une autorité indépendante chargée de contrôler que les jeunes ne développent pas cette addiction. Des caméras de contrôle seront présentes près des bornes de jeu et les responsables peuvent encourir une amende de 135 euros. "Cette contravention est un élément clé" de la lutte contre l'addiction, a insisté Bruno Le Maire.

Jean-Christophe Catalon