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France : la croissance plus faible que prévue fin 2012

Au troisième trimestre 2012, la croissance aura été de 0,1%, contre 0,2% attendu, selon l'Insee

Au troisième trimestre 2012, la croissance aura été de 0,1%, contre 0,2% attendu, selon l'Insee - -

L'estimation de croissance de l'économie française au troisième trimestre de cette année a été revue à la baisse par l'Insee. Elle ressort à 0,1% au lieu des 0,2% prévu.

L’objectif du gouvernement de 0,8% de croissance en 2013 semble de plus en plus difficilement atteignable. L’Insee vient de publier, ce vendredi 28 décembre, une estimation de croissance revue à la baisse pour le troisième trimestre 2012. Elle ressort à 0,1%, au lieu de 0,2% annoncé précédemment.

Face à ces chiffres, l'objectif du gouvernement de réduire son déficit à 3% du PIB parait peu réaliste. Déjà hier, le FMI évoquait la possibilité pour l'Hexagone de bénéficier d'un délais supplémentaire pour l'atteindre.

Pour Christian Parisot, économiste d'Aurel BGC, sur BFM Business "ce qui va être vraiment problématique, c’est le Budget 2014 car nous avons beaucoup de choses à financer, comme le crédit d’impôt. Le Budget 2014 a été fait sur des niveaux de croissance très élevés que nous n’aurons pas car il faudrait vraiment un profil de rebond très fort de la croissance".

Pour Augustin Landier, professeur à l'école d'économie de Toulouse: "l'heure n'est plus aux signaux. C'est l'année du concret maintenant. Contraitement, comme on réduit les dépenses?"

Alors que le gouvernement table sur une hausse du PIB de 0,3% pour l'année, l'Insee avait indiqué ce mois-ci tabler sur une croissance moyenne de 0,1% en 2012 en anticipant une contraction de 0,2% de l'activité sur le quatrième trimestre.

L'acquis de croissance pour 2012, à savoir la performance de l'économie française sur l'ensemble de l'année si le PIB n'évoluait sur les trois derniers mois, a de même été revue en baisse de 0,1 point à +0,1%.

Baisse du pouvoir d'achat individuel

Dans son communiqué, l’Institut montre dans le détail que le pouvoir d'achat individuel a reculé de 0,2% au troisième trimestre après avoir augmenté de 0,2% au cours des trois mois précédents.

Cela s'explique notamment par une forte accélération de la progression des impôts sur le revenu et le patrimoine (+3,8% après +0,9%), due aux "mesures de renforcement des recettes fiscales votées pour redresser les finances publiques en 2012", explique l'Insee.

Leur revenu disponible a progressé de 0,2%. Mais la consommation des ménages en valeur, qui était restée stable au 2e trimestre, a progressé de 0,4%, ce qui fait que leur taux d'épargne a diminué d'un trimestre sur l'autre de 0,2 point, à 16,2%.

Du côté des entreprises, le léger redressement des taux de marge amorcé au deuxième trimestre s'est poursuivi (+0,1 point à 28,3%). En revanche, l'Institut relève que l’investissement des entreprises non-financières a chuté à -0,6% (contre -0,4% en première estimation) et celui des administrations publiques est resté stable.

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