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Valls: "je ne renoncerai à aucune mesure" pour l'emploi et la croissance

Manuel Valls a réaffirmé que la question du travail du dimanche doit être abordée

Manuel Valls a réaffirmé que la question du travail du dimanche doit être abordée - Xavier Leoty - AFP

Le Premier ministre a, lors de la conférence des ambassadeurs, jeudi 28 août, affiché sa détermination à mener les réformes nécessaires pour relancer l'économie française. Il a notamment cité la prochaine loi sur les professions réglementées.

Comme au Medef mercredi, le Premier ministre affiche son volontarisme. Jeudi 28 août, lors de la conférence des ambassadeurs Manuel Valls a affirmé qu'il "ne renoncerait à aucune mesure" qui puisse "améliorer l'emploi" et "stimuler la croissance".

Le Premier ministre, qui doit annoncer ce vendredi des mesures pour relancer le logement, a déclaré qu' "il faut notamment, comme l'a annoncé récemment le président de la République, que la discussion entre partenaires sociaux avance sur la question des seuils d'effectif dans les entreprises".

"Dans un même esprit, la question du travail le dimanche doit être étudiée sereinement et sans tabou dès lors qu'elle peut créer de nouveaux emplois, dans le respect de la liberté laissée à chaque salarié", a-t-il ajouté.

"Nous devons aller vite"

"D'ici la fin du mois de septembre, un projet de loi sur la croissance et le pouvoir d'achat sera présenté", a-t-il confirmé. Ce texte devait initialement être écrit par Arnaud Montebourg et sera donc repris par son successeur à Bercy, Emmanuel Macron.

"Nous devons aller vite et prendre des mesures fortes: ouverture des professions réglementées, fin des monopoles indus et des rentes de situation ; levée des verrous et des blocages notamment en matière de logements", a insisté le chef du gouvernement.

"Je mesure les oppositions que ces réformes suscitent mais je ne renoncerai à aucune mesure qui peut favoriser l'emploi, améliorer le pouvoir d'achat des Français, stimuler la croissance", a -t-il martelé.

"L'euro est surévalué"

Il a réaffirmé que Paris entendait "peser de tout son poids pour une politique européenne de croissance, pour que toutes les dispositions du pacte de stabilité puissent être mobilisées", soulignant de nouveau que "l'euro est surévalué", ce qui est "mauvais pour la croissance". Mais sa "conviction", "c'est que la France sera d'autant plus écoutée, influente, reconnue comme une grande puissance qu'elle aura su dépasser ses blocages, des blocages de toute nature qui, trop souvent, l'entravent".

Dans le cadre de l'action en faveur de l'attractivité de la France, le gouvernement, a-t-il dit, réunira "en octobre" le Conseil stratégique de l'attractivité de la France: "nous déciderons alors de nouvelles mesures fortes pour aider nos entreprises à exporter davantage et pour stabiliser un cadre fiscal et juridique propice aux investissements étrangers".

J.M. avec AFP