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Valérie Rabault (PS): "le coût du travail n'est pas un sujet"

Valérie Rabault a estimé que l'important pour une entreprise "est de conquérir des marchés".

Valérie Rabault a estimé que l'important pour une entreprise "est de conquérir des marchés". - -

La députée PS du Tarn-et-Garonne était l'invitée de BFM Business, ce jeudi 5 septembre. Selon elle, l'économie française doit "se positionner sur le marché de la mondialisation"', et ne pas tromper de débat.

Alors que le gouvernement a rencontré, en début de semaine, le patronat pour entamer une concertation sur le coût du travail, la députée PS du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault a appelé à ne pas se tromper de cheval de bataille.

Invitée de BFM Business, ce jeudi 5 septembre, elle a affirmé que le "coût du travail n'est pas un sujet". "Il ne faut pas se tromper de combat en disant que seule une baisse des coûts est nécessaire, cela n'est pas vrai".

La députée a ensuite justifié cette déclaration. "L'Allemagne vend des voitures alors que la France peine. Le prix moyen de l'heure dans l'industrie est de 33 euros 60 centimes en Allemagne, contre 33 euros 45 centimes en France".

Elle a conclu que "ce n'est pas ce qui explique que l'Allemagne a 100 milliards d'euros d'excédent commercial sur ses ventes de voitures alors que nous sommes en déficit"."Si nous vendons des avions Airbus, c'est parce que ces avions sont performants", a-t-elle, poursuivi.

"Positionner la France sur la mondialisation"

Valérie Rabault a ainsi estimé qu'il fallait partir à la conquête de l'étranger. "Ce que les PME veulent c'est avoir des marchés. Si vous n'avez pas de chiffre d'affaires vous n'aurez jamais de marges". Elle a ainsi jugé que les revendications du Medef, à savoir des baisses de charges de 100 milliards d'euros, envoient un message "tronqué"'.

La députée a donc appelé à ce "que nous nous positionnions dans la mondialisation", soulignant que la France dispose d'atouts, tels que "l'ingénierie [elle-même est ingénieure de formation, ndlr] ou des capacités d'innovation". Une thèse qu'elle étaye dans un livre co-écrit avec sa collègue et députée PS, Karine Berger, intitulé La France contre-attaque.

Elle est ensuite revenue sur la déclaration "choc" d'Arnaud Montebourg. Le Ministre du Redressement productif, dans un discours au Bourget ce jeudi, a estimé que "comme le cholestérol", il y a une "bonne" et une "mauvaise finance". Valérie Rabault a qualifié ces déclarations de comparaison "parlante".

Julien Marion