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Valérie Rabault: "on n'est pas en dérapage budgétaire incontrôlé"

Valérie Rabault rejette les accusations de laxisme budgétaires à destination de l'exécutif

Valérie Rabault rejette les accusations de laxisme budgétaires à destination de l'exécutif - Éric Piermont - AFP

La rapporteure PS du Budget est revenu, ce lundi 22 août, sur les grandes questions budgétaires de la rentrée. Elle a notamment expliqué que, sur les 4 milliards d'euros de dépenses nouvelles, 2 milliards vont déjà pouvoir être trouvés via les économies réalisées sur la charge de la dette.

La finalisation du projet de loi de Finances pour 2017 va évidemment être l'un des grands sujets de la rentrée du gouvernement. Il va notamment falloir trouver des marges pour financer les 4 milliards d'euros de dépenses nouvelles (emploi, agriculteurs, militaires) prévues pour cette année.

Invitée de BFM Business ce lundi 22 août, la rapporteure du Budget à l'Assemblée nationale Valérie Rabault a refusé de voir une quelconque forme de laxisme. "On est pas en dérapage budgétaire incontrôlé", estime-t-elle.

Elle explique que ces 4 milliards "vont être en partie financés par les taux d'intérêt. Cela crée un appel d'air de 2 milliards d'euros pour financer les dépenses nouvelles".

Un geste pour les retraités

Reste donc 2 autres milliards d'euros à trouver qui, selon elle, "correspondent à l'épaisseur du trait par rapport à l'ensemble des dépenses publiques de 1.200 milliards d'euros".

Valérie Rabault a ensuite été interrogée sur la possible baisse d'impôt que François Hollande pourrait consentir envers les classes moyennes. Le président de la République avait prévenu que ce geste ne serait accompli que s'il avait "la certitude" que la croissance atteignait 1,7%.

"1 point de croissance en plus, c'est 20 milliards euros de richesses en plus dans le pays et grosso modo 10 milliards euros supplémentaires dans les caisses de l'État. Donc vous voyez que les marges de manœuvre sont liées à cette capacité à créer croissance. C'est une inconnue qu'il faut booster", explique Valérie Rabault.

Dans cette idée, la rapporteure du Budget propose de "soutenir la consommation"avec un geste à destination des retraités. Il s'agirait de relever le seuil du revenu fiscal de référence, un revenu calculé par l'administration et qui figure sur la fiche de paie, en-dessous duquel les retraités paient une CSG réduite. Un geste qui coûterait entre 400 et 500 millions d'euros.

J.M.