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Sapin vise une croissance de 1,5% à la fin de l'année

Michel Sapin estime que l'élément nécessaire à la baisse du chômage reste l'investissement.

Michel Sapin estime que l'élément nécessaire à la baisse du chômage reste l'investissement. - Eric Piermont - AFP

Le ministre des Finances a jugé "parfaitement possible" que la France atteigne un "rythme de croissance" de 1,5% fin 2015, au lieu des 1% prévus par le gouvernement.

Michel Sapin se veut optimiste. Le ministre des Finances a ainsi jugé mercredi "parfaitement possible" que la France atteigne une croissance de 1,5% à la fin de l'année 2015, au lieu des 1% prévus.

"Ce qui compte, c'est qu'à la fin de cette année, pour reprendre un chiffre cité à juste titre par le Premier ministre, nous soyons sur un rythme de croissance de l'ordre de 1,5%. (...) A la fin de l'année, il faut que la France fonctionne aux alentours de 1,5%. Je crois que c'est parfaitement possible", a-t-il déclaré lors de l'émission "Questions d'Info" LCP-France Info-Le Monde-AFP.

"C'est à ce moment-là que les créations d'emploi sont suffisamment nombreuses non seulement pour compenser les destructions, mais aussi pour accueillir les jeunes qui arrivent sur le marché du travail".

Une "condition fondamentale": l'investissement

Mais "il y a une condition fondamentale (...), c'est l'investissement", a-t-il poursuivi. "Ce qui compte, c'est que dans les entreprises, on achète des machines, on construise des ateliers nouveaux, on lance de nouveaux produits. Et derrière cela, il y a des postes de travail, des créations d'emploi, un recul du chômage"

Le chômage baissera-t-il donc à la fin de 2015? "Avec 1,5% de croissance portée par une consommation des ménages relativement importante, mais aussi et surtout par une confirmation d'un investissement plus important des entreprises, c'est une économie qui se porte bien, qui se porte mieux, qui apporte aux Français la seule chose qu'ils demandent véritablement aujourd'hui: des emplois pour ceux qui n'en ont pas".

Le ministre a cependant précisé qu'il n'y avait à ses yeux "aucune raison de réviser officiellement" l'hypothèse de croissance de 1% sur laquelle est bâti le budget.

Y.D. avec AFP