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Sapin: "il n'y aura pas une seule hausse d'impôt décidée à partir de 2015"

Michel Sapin, ministre des Finances, sur BFMTV ce 12 juin

Michel Sapin, ministre des Finances, sur BFMTV ce 12 juin - -

Au lendemain de la présentation du collectif budgétaire, le ministre des Finances et des Comptes publics était l'invité de BFMTV et RMC ce 12 juin. Il a de nouveau défendu la mise en place du pacte de responsabilité.

Avec la présentation, hier mercredi 12 juin, du collectif budgétaire 2014, le gouvernement Valls est véritablement entré dans le vif des réformes: baisse des impôts, des dépenses publiques et mise en oeuvre du pacte de responsabilité. Ce matin sur BFMTV et RMC, le ministre des Finances et des Comptes publics, a précisé les choses et évoqué d'autres sujets d'actualité comme le Livret A.

> Le taux du Livret A

Michel Sapin est d'abord revenu sur la question du taux du Livret A. La Banque de France souhaite une baisse en raison de la faible inflation. Il a rappelé que rien n'est encore décidé. Et il a lancé: "je tiens à conserver le pouvoir d'achat de l'épargne des Français". Ce qui laisse penser que si baisse il y a en août, elle sera très faible.

Concernant la hausse du plafond des dépôts du livret promise par François Hollande, il a estimé que cette hausse était liée au besoin de financement du logement social. Or pour l'instant, il n'y a pas de problème sur ce plan.

En revanche, Michel Sapin a affirmé qu'il y a "un problème lourd de construction en France". La loi Duflot n'est pas en cause selon lui, mais il a reconnu qu'il fallait simplifier les choses en matière de normes. Il a annoncé que le gouvernement prendrait des mesures en ce sens fin juin.

> Les impôts

"Il n'y aura pas une seule hausse d'impôt décidée à partir de 2015", a-t-il lancé. Il a rappelé au passage la baisse des impôts des foyers modestes en septembre et les baisses de charges pour les salariés comme pour les entreprises au 1er janvier 2015.

Mais il n'a pas voulu dire s'il y aurait des baisses d'impôt l'an prochain pour les contribaubles moyens.

> L'optimisation fiscale

Interrogé sur le conflit des taxis et des VTC, il a trouvé "inacceptable" qu'Uber, filiale de Google, ne paie pas d'impôt en France. Mais il s'est félicité que l'Europe soit en train d'adopter des règles pour faire payer les multinationales dans les pays à partir desquels les revenus sont générés.

> La SNCF

A propos de la réforme ferroviaire qui entraîne la grêve actuelle des cheminots, Michel Sapin a rappelé que leur statut ne serait pas remis en cause, et que le gouverenement veut justement lutter contre la concurrence sociale entre entreprises ferroviaires.

P.C