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Rentrée budgétaire: la pression fiscale ne baissera pas

Excepté un geste vers les ménages modestes, la pression fiscale ne baissera pas.

Excepté un geste vers les ménages modestes, la pression fiscale ne baissera pas. - Joël Saget - AFP

La faible croissance complique l'équation budgétaire pour le gouvernement. Outre les allégements fiscaux promis aux ménages les plus modestes, aucun geste ne sera fait envers les autres contribuables.

Ceux qui s'attendaient à une baisse de la pression fiscale risquent d'être déçus. Il y a certes ce geste de 2,5 milliards d'euros qui va profiter à plus de 7 millions de salariés. Mais pour tous les autres, le gouvernement, malgré ses promesses, ne pourra pas en faire plus.

Il n'a plus aucune marge de manœuvre. Jusqu'à la dernière minute, l'exécutif laissait entendre que la moindre recette en plus serait réaffectée au pouvoir d'achat des classes moyennes. Mais vu les derniers chiffres de la croissance, impossible d'y croire.

Car alléger l'imposition revient à renoncer à court terme à des rentrées fiscales. Bercy, qui est en train de laisser filer le déficit, et s'apprête à un bras de fer violent avec la Commission Européenne, ne peut pas se le permettre.

Redistribuer les 2,5 milliards d'euros d'allègements fiscaux

La priorité de cette rentrée politique sera déjà de trouver un moyen de redistribuer les 2,5 milliards d'euros d'allègements fiscaux que le Conseil Constitutionnel vient de censurer. Ensuite, il faudra pérenniser les coups de pouce que Manuel Valls avait accordés aux ménages les plus modestes au printemps dernier.

Pour les autres contribuables - c'est à dire une grande majorité de la classe moyenne - et les classes plus aisés, il ne faut rien attendre de plus de cette rentrée budgétaire. Manuel Valls pourra tout au plus promettre de ne pas augmenter la pression fiscale. Mais en aucun cas, il ne pourra la baisser...

Mathieu Jolivet