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Réduire la dépense publique "reste le maître mot" du gouvernement

Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, était l'invité de BFM Business ce lundi.

Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, était l'invité de BFM Business ce lundi. - BFM Business

Invité de BFM Business ce lundi, Christian Eckert a indiqué que l’Etat ne modifierait pas ses prévisions de croissance, quel que soit l’avis de Bruxelles. Le secrétaire d'Etat au Budget a également évoqué le coût des opérations extérieures menées par l'armée française.

Alors que Bruxelles livrera mardi de nouvelles prévisions de croissance pour les pays européens, il se murmure que celles-ci seront plus optimistes en ce qui concerne la France. Selon le JDD, la Commission européenne s’apprête en effet à dévoiler une prévision de 1,1% pour 2015, contre 1% précédemment.

Pourtant, Bercy n’entend pas faire quoique ce soit de cette bonne nouvelle, si l’on en croit Christian Eckert. "Des prévisions de croissance, on en a tous les 15 jours ou toutes les trois semaines. L’OCDE, la Banque de France, l’Insee, la Commission, telle ou telle agence économique…Si à chaque fois on devait réviser nous-mêmes nos propres prévisions, on n’arrêterait pas de le faire", a ainsi déclaré le secrétaire d’Etat au Budget au micro de BFM Business. "Il faut être sérieux, nous avons fait des prévisions prudentes dans ce budget 2015 situant la croissance à 1% en 2015. Nous ne changerons pas ces prévisions, et nous ne ferons pas de loi de finances rectificative. Nous souhaitons plutôt avoir de bonnes nouvelles plutôt que de courir après des prévisions trop optimistes".

Il a ajouté que réduire les dépenses publiques restait le "maître mot" du gouvernement.

Les opex coûteront "autour d'un milliard" d'euros

En ce qui concerne 2016, année pour laquelle la Commission pourrait relever ses prévisions à 1,7% "nous partons sur une hypothèse de 1,5%", a-t-il confirmé, ajoutant que le chiffre officiel sera retenu en septembre. Toutefois, "il ne faut pas que cela diminue notre volonté de réduire la dépense publique, cela reste le maître mot. La France est l’un des pays d’Europe ou la dépense publique est la plus importante" , a-t-il affirmé.

Christian Eckert a, en outre, donné quelques précisions concernant le budget de la Défense, et a démenti toute rallonge budgétaire. "Il faut être très précis: le budget était de 31,4 milliards, il sera de 31,4 milliards. Il n’y a pas de changement", a-t-il assuré. La nouveauté réside dans le fait qu’il y aura "pour couvrir ces 31,4 milliards des recettes de 2,2 milliards issus de la vente de fréquences hertziennes". Celles-ci auront lieu cette année ou au début de l’année prochaine, a-t-il précisé.

Enfin, le secrétaire d’Etat a estimé le coût des opérations extérieures menées par l’armée française à "probablement autour d'un milliard", soulignant la difficulté de dire en mai quel sera le total à fin décembre. "Ces opex sont toujours couvertes en fin d'année par, soit le ministère de la Défense lui-même, soit l'ensemble des ministères qui se partagent, si j'ose dire, l'addition, la Défense en prenant d'ailleurs sa part", a-t-il ajouté.

Y.D.