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Recettes fiscales : 5,5 milliards d'euros de moins que prévu annonce Cazeneuve

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Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve a expliqué sur BFMTV que les rentrées fiscales seraient moindres que prévu. En cause : la consommation en berne des Français et donc moins de TVA à récolter.

5,5 milliards d’euros de moins. Sur BFMTV, le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a revu à la baisse les recettes de l’Etat en 2013. La raison : une mauvaise conjoncture. « Il y a effectivement de moindres rentrées fiscales pour des raisons qui tiennent à la conjoncture, a reconnu Bernard Cazeneuve. Selon nos calculs, (...) il y a sur la TVA un décalage d'à peu près un milliard, et il y a sur l'impôt sur les sociétés, qui est encore une fois un impôt très réactif à la conjoncture, à peu près quatre milliards », a-t-il ajouté.

Concernant l'impôt sur le revenu, le manque à gagner serait de l'ordre de 500 millions d'euros.

Le « constat d'alarme » de Gilles Carrez

Un manque à gagner prévisible selon Christian Saint-Etienne, économiste : « Ce n’est pas surprenant parce que la croissance est moins rapide que prévue. La consommation est aussi plus faible que prévue or les recettes de TVA sont assises sur la consommation ».

Bernard Cazeneuve était interrogé sur le « constat d'alarme » dressé mercredi par Gilles Carrez, devant une érosion des recettes de l'impôt et un dérapage accru de certaines dépenses dans le budget rectificatif 2013. Le président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée ne parle pas d'un manque à gagner de 5,5 milliards, mais de 11 milliards d'euros.

« Nous sommes arrivés à saturation fiscale »

« Aujourd’hui nous sommes arrivés à saturation fiscale et donc la seule issue, c’est du côté des dépenses qu’il faut la rechercher, affirme Gilles Carrez. Il faut traiter en priorité la question des interventions sociales : le RSA, l’allocation parent isolé, les allocations logement. Il ne s’agit pas de diminuer ces allocations de solidarité, il s’agit de faire en sorte qu’elles n’augmentent pas. Si les déficits restent à des niveaux très élevés, nous courons à un accident de financement ».

La rédaction