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Pourquoi les hausses d'impôts locaux étaient inéluctables

Plusieurs villes ont annoncé des augmentations de la fiscalité locale, impressionnantes en termes de pourcentage, mais à relativiser en termes de montant. Des hausses qui sont systématiques après des élections municipales.

Mardi 14 avril, l'annonce des hausses des impôts locaux a secoué l'Hexagone. Et pourtant ces augmentations ne sont pas si spectaculaires.

Elles ne le sont qu'en pourcentage, car les sommes ne sont pas si considérables que cela en euros: la moyenne est de 50 à 150 euros par an. Il est vrai que les hausses de 15% annoncées à Toulouse ou de 10% à Lille ont tout de même impressionné. La baisse des dotations de l'État auprès des collectivités locales est la principale raison invoquée pour justifier ces augmentations.

Un cycle politique

En effet, 11 milliards d'euros ont été ponctionnés sur 3 ans dans le cadre de la réduction des dépenses publiques. Toutefois, en regardant le fameux cycle électoral de plus près, ceci n'est qu'un prétexte fallacieux.

Les nouveaux élus accusent toujours la gestion précédente d'avoir été pitoyable. Les impôts sont alors augmentés. On sait très bien que ces raisons seront oubliées lors des élections suivantes.

D'ailleurs, la hausse des impôts locaux intervient toujours après chaque élection municipale. Le chiffre est criant: les impôts locaux sont multipliés par 2 à 7 fois par rapport sur l'année précédente.

Avant les élections municipales, les hausses des impôts ont été de: 1,7% en 1995, 0,3% en 2001, et 0,7% en 2008. Or, les années suivantes, elles ont augmenté de : 3,8% en 1996, 2,1% en 2002, et 3,6% en 2009. Les villes nous rejouent ainsi encore un grand classique pour ne pas réduire leurs dépenses publiques.