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Pourquoi la Cour des comptes tacle l'ONG WWF France

L'ONG WWF est notamment connue pour l'organisation de  l'opération annuelle Earth Hour.  (image d'illustration)

L'ONG WWF est notamment connue pour l'organisation de l'opération annuelle Earth Hour. (image d'illustration) - Thomas Oliva - AFP

La Cour des comptes reproche à l'association un certain manque de transparence et d'information vis-à-vis de ses donateurs quant à l'utilisation des fonds récoltés.

Les dépenses de WWF France sont "globalement conformes" à ses missions, estime la Cour des comptes. Mais, les sages de la rue Cambon appellent la branche française de l'ONG à mieux informer le public sur la destination des dons reçus.

L'association créée en 1973, qui fait partie du réseau WWF International, tirait en 2015-2016 près de deux-tiers de ses ressources des appels à la générosité publique. Soit 13 millions d'euros sur 21 millions, selon le rapport publié par la Cour. Mais "les modes d'appel à la générosité du public et l'information des donateurs doivent être clarifiés, afin d'assurer une plus grande transparence", insiste le texte.

Parmi les "défaillances", la Cour des comptes pointe du doigt le fait que les appels à la générosité sont "centrés sur la protection d'espèces emblématiques" (grands singes, fauves, grands cétacés, sans oublier le fameux panda présent sur le logo de WWF) alors que les dons ne sont pas nécessairement affectés à ces programmes de conservation.

"L'absence de traçabilité" des versements soulignée

Braconnage, déforestation, changement climatique... Pour protéger une espèce en voie de disparition, il faut "traiter le problème à sa source" et donc "agir sur nos modes de consommation et de production", note la présidente du WWF France, Isabelle Autissier, dans une lettre jointe au rapport, qui date de début avril.

"Inversement, travailler sur les chaînes alimentaires et agricoles permet de protéger en amont les écosystèmes et leurs habitants", poursuit-elle, assurant que les donateurs "comprennent ce chaînage d'actions et de responsabilités et apprécient ces approches systémiques".

La Cour des comptes déplore d'autre part l'"absence de traçabilité" des versements effectués par le WWF France au profit du réseau international, qui représentent "environ 16% des ressources collectées auprès du public".

A.M. avec AFP