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Le produit des cessions de l'Etat va permettre "1,5 milliard d'euros" de désendettement

David Azema, le directeur général de l'agence des participations de l'Etat, était l'invité de BFM Business.

David Azema, le directeur général de l'agence des participations de l'Etat, était l'invité de BFM Business. - -

David Azema, le directeur général de l'agence des participations de l'Etat, était l'invité de BFM Business ce jeudi 3 juillet. Il a notamment évoqué les dossiers EDF et SNCM.

Alors que l'Etat a cédé une partie de sa participation dans GDF Suez pour pouvoir monter au capital d'Alstom, des questions subsistent autour des parts détenues dans d’autres entreprises. Pour y répondre, David Azema, le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat (APE) était l’invité de BFM Business, ce jeudi 3 juillet.

Tout en rappelant qu’une "doctrine" de celle-ci a été rédigée à la demande de Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, il a évoqué les quelque 84% du capital d’EDF que possède encore l’Etat. Il a ainsi précisé que l’exécutif ne pouvait pas choisir de "descendre en-dessous de 70% de participation. A contrario, il n’est pas interdit par la loi française de céder du capital d’EDF. Tout ce qui est permis est envisageable, de là à dire que je suis en train de faire une annonce, certainement pas".

La SNCM, "un dossier compliqué"

Autre dossier brulant: la SNCM. "C’est un dossier compliqué, y compris du point de vue du strict actionnaire, car il est toujours délicat d’investir dans des entreprises qui sont en phase de grande difficulté. Nous travaillons sous le regard de Bruxelles avec une législation particulièrement contraignante sur les aides d’Etats", a-t-il soupiré.

Une autre question se pose: que faire des revenus issus de la vente de participations ? "La doctrine est très claire. Nous avons deux objectifs: réinvestir, ou désendetter l’Etat. C’est le seul usage que nous pouvons faire des produits de cession. La loi de finances cette année prévoit 1,5 milliard de désendettement".

Y. D.