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La reprise est-elle vraiment en marche en France?

La reprise en France se confirme à défaut d'accélérer fortement.

La reprise en France se confirme à défaut d'accélérer fortement. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les indicateurs avancés publiés lundi 24 et mardi 25 mars montrent une amélioration de la conjoncture en France pour le mois de mars. Néanmoins, les différentes statistiques divergent sur la vigueur de cette embellie.

Est-ce un vrai bond ou simplement une légère embellie? Ce mardi 25 mars, l'Insee a publié son indicateur avancé mesurant l'état de santé du climat des affaires en France. Le niveau général de cet indicateur progresse d'un petit point, pour atteindre 95 points. Les services, le commerce ou encore la bâtiment sont autant de secteurs qui progressent d'un ou deux points.

La bonne nouvelle vient également de "l'indicateur de retournement", qui est destiné à anticiper l'évolution de l'économie. Cette donnée "se situe désormais dans la zone indiquant une conjoncture favorable", précise l'Insee dans un communiqué.

La veille, les indices PMI publiés par Markit étaient encore meilleurs. Ils montraient une nette progression de l'activité du secteur privé au mois de mars, qui avait atteint son plus haut niveau depuis la mi-2011 à 51,6 points.

Trajectoire de tôle ondulée

"Les indicateurs ne racontent pas tous la même chose", observe pourtant Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis qui estime qu'"il ne faut pas avoir une lecture à la lettre" des indices PMI. Il parle ainsi d'une "normalisation" des chiffres de Markit qui "étaient anormalement bas par rapport aux autres enquêtes de conjoncture comme l'Insee ou la Banque de France".

Quant à savoir où se situe actuellement l'état de la croissance française, l'économiste évoque une "trajectoire de tôle ondulée" des phases de croissances faibles et d'autres plus nettes au cours des différents trimestres. En ce sens, le premier trimestre de 2014 ne devrait pas être exaltant, les économistes de BNP Paribas s'attendant un chiffre nul.

Mais "à l'échelle globale, il y a une forme de reprise avec des investissements assez soutenus, ce qui manquait auparavant pour qualifier le 'mieux' observé de 'reprise'", souligne Jean-Christophe Caffet qui estime ainsi que les déterminants classiques de la croissance vont mieux. "Il faut toutefois rester prudent", confie-t-il.

Julien Marion