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La lutte contre le terrorisme coûte cher à la France

Michel Sapin a assuré que les dépenses pour le renforcement de la lutte contre le terrorisme seraient compensées par des économies nouvelles.

Michel Sapin a assuré que les dépenses pour le renforcement de la lutte contre le terrorisme seraient compensées par des économies nouvelles. - Jure Makovec - AFP

Selon le ministre des Finances Michel Sapin, les mesures prises après les attentats de janvier vont coûter 940 millions d’euros.

La réaction du gouvernement après les drames de Charlie Hebdo et de la supérette casher n’a pas tardé. Mais celle-ci a un prix. Michel Sapin a ainsi évalué dimanche le renforcement de la lutte contre le terrorisme en France à "940 millions d'euros", lors de l'émission du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"La totalité des décisions qui ont été annoncées (relèvent) principalement de la lutte contre le terrorisme. Il faut des gendarmes en plus, un certain nombre de gens spécialisés dans la traque du financement du terrorisme ou un certain nombre de policiers supplémentaires ou dans l'armée (...)" et "il y a eu aussi des dépenses annoncées pour par exemple développer le service civique, tout ceci au total c'est 940 millions d'euros", a déclaré le ministre des Finances.

Les dépenses nouvelles seront compensées

Selon lui, "l'intégralité de ces dépenses nouvelles sont compensées par des économies nouvelles. Le Premier ministre a donné vendredi dernier à chaque ministre le détail exact des crédits en plus pour ceux qui avaient des crédits en plus dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et en moins pour financer intégralement ces 940 millions d'euros, c'est une bonne manière de faire, on ne peut pas rester immobile", a-t-il estimé.

"Vous croyez qu'on va pinailler sur le financement de la lutte contre le terrorisme, il faut y aller mais nous sommes responsables, il faut diminuer nos déficits, maîtriser nos dépenses, il faut atteindre les 21 milliards d'économies, on ne va pas commencer par en rajouter un milliard de plus, donc on équilibre", a enfin assuré Michel Sapin.

Y.D. avec AFP