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La croissance française ne devrait pas être impactée par le Brexit

La prévision de croissance reste la même pour la France.

La prévision de croissance reste la même pour la France. - Jacques Demarthon - AFP

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a maintenu sa prévision de croissance pour 2016.

François Villeroy de Galhau se veut rassurant pour les Français. Le gouverneur de la Banque de France a maintenu sa prévision de croissance du produit intérieur brut de la France. Elle reste à 1,4% en 2016, malgré la victoire du camp du "Brexit" au référendum britannique.

"Il n'y a pas aujourd'hui si on regarde l'économie française, de menace de rechute pour les prochains trimestres", a précisé, sur France Inter, François Villeroy de Galhau.

"L'Insee a confirmé hier (vendredi) les chiffres de croissance au premier trimestre à +0,6%, qui est un chiffre élevé sur un trimestre, avec une composante forte d'investissements des entreprises", s'est-il félicité, y voyant "une bonne nouvelle".

Impact pour le Royaume-Uni

La victoire lors du référendum britannique des partisans de la sortie de l'Union européenne aura en principalement d'après lui des effets négatifs pour les sujets d'Elisabeth II. "Ce qui s'est passé jeudi est évidemment une mauvaise nouvelle, et d'abord pour le Royaume-Uni, parce que les premières conséquences que nous allons devoir gérer c'est les conséquences pour l'économie britannique qui risquent d'être assez lourdes", a-t-il jugé, ajoutant que la baisse quatre fois plus forte de la livre que celle de l'euro vendredi "donne une petite échelle respective des conséquences pour le Royaume-Uni et pour l'Europe".

Le Brexit "c'est d'abord un sujet pour l'économie britannique" qui "perd potentiellement 450 millions de clients" avec son retrait de l'UE, a affirmé François Villeroy de Galhau. "Le Royaume-Uni a un déficit extérieur très important qui est comblé par les investisseurs étrangers", a ainsi souligné le gouverneur de la Banque de France. Or, ceux-ci "redoutent évidement les conséquences du Brexit".

"Nous allons voir comment nous allons régler ce divorce commercial, il est important d'ailleurs de lancer ce divorce rapidement", a insisté le gouverneur, faisant référence à l'article 50 et sa clause de retrait d'un pays membre de l'UE, qui prévoit un maximum de deux ans de négociations.