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L'Ile-de-France compte profiter du Brexit pour placer ses pions

Valérie Pécresse: "La région fait acte de candidature pour accueillir l'agence européenne du médicament mais aussi l'agence bancaire européenne".

Valérie Pécresse: "La région fait acte de candidature pour accueillir l'agence européenne du médicament mais aussi l'agence bancaire européenne". - Thomas Samson - AFP

Valérie Pécresse, présidente de la région, aimerait récupérer les sièges de l'agence européenne du médicament (EMA) et de l'Autorité bancaire européenne. Ils étaient jusqu'alors situés à Londres.

Si Brexit il y a, l'Ile-de-France est candidate pour récupérer les sièges de l'agence européenne du médicament (EMA) et de l'Autorité bancaire européenne, actuellement situés à Londres. "Le Brexit est une décision profondément regrettable (...) mais devant laquelle nous ne pouvons être ni passifs ni naïfs (...) Nous assumons le fait de dérouler le tapis bleu-blanc-rouge aux entreprises implantées en Grande-Bretagne", a plaidé Valérie Pécresse, présidente de la région, lors du lancement d'un guichet unique État-Paris-collectivités franciliennes pour accueillir les investisseurs étrangers.

"La région fait acte de candidature pour accueillir l'agence européenne du médicament mais aussi l'agence bancaire européenne", a-t-elle annoncé lors d'une visite commune avec le Premier ministre, Manuel Valls. Plusieurs villes françaises, dont Lyon, Lille, Toulouse ou encore Strasbourg, se sont positionnées pour accueillir l'EMA, chargée notamment d'autoriser les mises sur le marché des médicaments. Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, avait annoncé la semaine dernière que la France était candidate pour accueillir ces deux entités.

Appels du pied aux entreprises

Le guichet unique, dont la création avait été annoncée début juillet, est installé dans les locaux de l'agence de développement économique régional dans le XIXe arrondissement de Paris. Il permet d'avoir "un seul interlocuteur pour faciliter les démarches", a souligné Manuel Valls.

Le Premier ministre, s'il s'est fait moins direct sur le Brexit que Valérie Pécresse ou la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a insisté sur la compétitivité française, citant l'amélioration de la France dans les classements internationaux. Ce sont "autant de démentis à cette petite musique qu'on entend trop souvent qui voudrait que la France ait reculé, qu'elle perde de son attractivité". Le lancement a été l'occasion d'une multitude d'appels du pied aux entreprises pour venir s'implanter à Paris et en région parisienne, alors que la France espère faire du Brexit une aubaine économique en cas de fuite des entreprises de Londres, première place financière européenne.

Anne Hidalgo a pour sa part évoqué un projet de régime de "double implantation" France/Royaume-Uni pour les entreprises, expliquant avoir des échanges avec le maire de Londres à ce sujet.

D. L. avec AFP