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"L’exil fiscal ne concerne plus seulement les très riches"

Selon le patron de l'agence immobilière Féau, les nouveaux exilés fiscaux sont moins riches, plus jeunes, et plus actifs

Selon le patron de l'agence immobilière Féau, les nouveaux exilés fiscaux sont moins riches, plus jeunes, et plus actifs - -

Le dirigeant de l’agence d’immobilier haut de gamme Daniel Féau était invité sur BFM Business le 13 décembre. Charles-Marie Jottras constate un changement de "typologie" des candidats à l’exil fiscal.

L'exil fiscal reste d’actualité avec la mise en vente, confirmée hier, jeudi 13 décembre, de l'hôtel particulier parisien de Gérard Depardieu. Une demeure estimée environ 50 millions d'euros, dont le spécialiste de l'immobilier de luxe, Daniel Féau, détient le mandat. Son patron, Charles-Marie Jottras est venu en parler dans le Grand Journal de BFM Business hier soir. Il a notamment dressé un profil de l'exilé fiscal, qui aurait changé.

Des jeunes actifs quittent la France

Dans son secteur, il est aux premières loges pour constater l'accélération des départs des personnes fortunées, mais aussi des moins riches... Charles-Marie Jottras constate en effet dans ce "mouvement sans précédent de départs" que "la typologie des gens qui partent a changé".

"Depuis la création de l’ISF, nous voyons régulièrement des grosses fortunes partir", indique-t-il, assurant que "parmi les propriétaires des grandes entreprises, beaucoup de familles sont parties il y a déjà très longtemps". Mais les exilés fiscaux d’hier, sont "en général des gros patrimoines plutôt inactifs, ou qui continuaient à diriger leur entreprise depuis l’étranger".

Aujourd’hui, déplore le patron de l’agence d’immobilier de luxe, ils sont "beaucoup moins riches, beaucoup plus jeunes et beaucoup plus actifs".

Une tendance liée, selon lui, aux "modifications de la fiscalité du capital", qui prévoit notamment que les plus-values et les dividendes soient taxés comme le revenu.

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