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L'État prolonge son plan d'aide aux agriculteurs

L'État a lancé en octobre dernier un vaste plan de soutien aux agriculteurs.

L'État a lancé en octobre dernier un vaste plan de soutien aux agriculteurs. - Denis Charlet - AFP

Lancé en octobre dernier, le plan de soutien à l'agriculture comprenant notamment des garanties de prêts, sera prolongé jusqu'à la fin de l'année.

Le plan de soutien de l'État à l'agriculture, lancé en octobre et comprenant en particulier des garanties de prêts, va être prolongé jusqu'au 31 décembre.

Dans ce cadre, les exploitations agricoles en "grande difficulté" se verront proposer la réalisation d'un audit économique et financier, financé sur fonds publics. Il sera suivi de diverses mesures de "restructuration de leur endettement", a informé le Premier ministre Bernard Cazeneuve dans une lettre adressée à Christiane Lambert, présidente par intérim de la FNSEA, qui tient son 71e congrès à Brest.

Restent les exploitations "en grande difficulté", "qui n'ont pas pu apporter à leurs banquiers les garanties de leur capacité à poursuivre leur activité", souligne-t-il. 

Le gouvernement, qui reconnaît avoir du mal à estimer l'ampleur exacte de la crise agricole, ne chiffre pas le nombre d'exploitations menacées de disparition par le surendettement. Mais il avait été estimé à 20.000 par l'ex-président de la FNSEA, Xavier Beulin, dans une interview peu avant sa mort le 19 février.

Un nouveau dispositif de soutien à la trésorerie à l'étude

"Il me semble utile de proposer à ces exploitations la réalisation d'un diagnostic financier et économique permettant de garantir que les mesures qui seront mises à leur disposition répondent bien à la nature structurelle des difficultés auxquelles elles font face", dit le Premier ministre.

L'État s'engage aussi à rendre éligibles aux restructurations les prêts dits "modulables", qui ne l'étaient pas jusqu'à présent, et à augmenter à 50% sa prise en charge des frais de restructuration de dette. 

Jusqu'à présent, l'État ne finançait qu'un tiers des frais de restructuration, la banque en prenait un tiers à sa charge et l'agriculteur concerné le dernier tiers.

Une fois connus les premiers résultats des audits, le gouvernement se dit prêt à lancer un nouveau dispositif de soutien à la trésorerie "s'il s'avère que la viabilité d'un nombre important d'exploitations est essentiellement menacée à très court terme par les échéances bancaires auxquelles elles doivent faire face".

Y.D. avec AFP