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L'Autorité de la concurrence s'inquiète de la rigidité de la France

Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence.

Bruno Lasserre, président de l'Autorité de la concurrence. - THOMAS SAMSON / AFP

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Le président de l'Autorité de la concurrence fustige les "frilosités". "Le problème de la France est qu'elle est rigide. Nous voulons au travers de nos décisions et de nos avis démontrer qu'on peut construire en France une économie plus agile, plus ouverte, qui avance et qui soit la preuve qu'on peut changer les choses", a déclaré Bruno Lasserre lors d'une conférence de presse dressant le bilan de l'action de l'Autorité en 2015.

"Quand il y a un changement disruptif qui intervient" dans tel ou tel secteur, la solution "ce n'est pas de dire non, ou de demander à l'État d'interdire ou de bloquer" ces changements, a-t-il expliqué. Quant à l'État lui-même, son "rôle devrait être de faciliter et d'accompagner les transitions pour rendre ces changements acceptables par tous"

Selon Bruno Lasserre, l'ouverture de certains nouveaux marchés et l'élargissement de la concurrence peut être bénéfique, comme l'a récemment démontré la libéralisation dans le secteur des autocars. "Aujourd'hui, le bilan est l'accès à des prix plus compétitifs pour tous, 1.200 emplois directs crées, 1,86 million de passagers transportés, et 150 villes desservies. (...) Cela illustre bien la vertu de la concurrence, qui est un moyen de stimuler la demande et d'aller gagner de la croissance et de l'emploi", explique Bruno Lasserre.

D. L. avec AFP